Il (Jésus) leur dit encore: 
Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu,
pour garder votre tradition.
La Bible – Marc 7:9   

 

 

 

Nous allons maintenant nous appliquer à démontrer combien le texte d’un site catholique québécois est peu sérieux et inconsistant. Donnons tout d’abord les définitions du vocable « tradition »:

« transmission de doctrines, de légendes, de coutumes sur une longue période ; ensemble de ces doctrines, légendes, etc., ensemble des vérités de foi qui ne sont pas contenues directement dans la révélation écrite mais qui sont fondées sur l’enseignement constant et les institutions d’une religion ».
( Le petit Larousse illustré, 2001, page 1022).

Le Catéchisme de l’Église Catholique définit la tradition de la manière suivante:

« La transmission de l’Evangile, selon l’ordre du Seigneur, s’est faite de deux manières: Oralement par les apôtres, qui, dans la prédication orale , dans les exemples et les institutions transmirent, soit ce qu’ils avaient appris de la bouche du Christ en vivant avec lui et en le voyant agir, soit ce qu’ils tenaient des suggestions du Saint-Esprit ». (page 30).

Le Littré la définit comme suit:

« du latin, tradere qui signifie remettre, livrer, ce qui a donné le sens de transmettre et traditor (traître). Par tradition, on doit entendre: la transmission de faits historiques, de doctrines religieuses, de légendes, d’âge en âge par voie orale et sans preuve authentique écrite ».

Nous connaissons tous l’adage: « Les écrits restent et les paroles s’envolent ! ».

Pour l’Église Catholique, c’est également la transmission siècle après siècle, d’une interprétation aussi scrupuleuse que possible de textes rapportant des faits et des doctrines ; ex: tradition scripturaire qui se rapporte à la Sainte Ecriture. Le mérite de toute tradition est en effet d’établir entre les générations une continuité intellectuelle et morale. Son danger est de défigurer au cours des siècles la chose qu’elle avait mission de transmettre, et par là de la trahir. Ce danger est particulièrement à redouter dans le domaine religieux. Ce canal de la tradition, tel que le perçoit Rome est périlleux. Les hommes clairvoyants et désintéressés sont rares. L’autorité que leur confère la charge de transmettre à leurs semblables la religion canalisée les incite à approprier, à interpréter, à compléter, à codifier la religion. Ainsi se sont formés le prêtre et le docteur, devenus peu à peu les dispensateurs de la Vérité, les maîtres de grâce, la personnification vivante de la tradition. Le danger de la tradition, si on ne la contrôle sans cesse par sa source, se montre surtout à l’occasion de l’exposition de la religion biblique, laquelle a été fondée par des révélations successives et démontrée dans des personnes et recueillie dans les textes.

La Thora de l’Ancien Testament, loi de Moïse, continuée par la prédication des prophètes, était une révélation donnée par Dieu. Les premières occasions dans lesquelles nous voyons l’Ancien Testament faire appel à la tradition légitime (car il existe une tradition légitime) sont pour renvoyer aux commandements mosaïques. Deutéronome 6:6 et suivants nous démontre que la tradition biblique a eu pour mission d’inculquer aux Israélites les textes où était inscrite la volonté révélée de Dieu ! ( Deutéronome 11:18 … , 17:18 … , 31:9 … ).

Très vite un clergé se forma pour garder cette loi, la protéger, l’expliquer au peuple. Ainsi va se former une tradition juive qui va se détacher peu à peu de l’esprit de la loi écrite et qui va la reléguer au second plan et qui, souvent, va la contredire. C’est contre cette tradition déformante et illégitime qu’Ésaïe s’élevait déjà au 9ème siècle avant Jésus-Christ:

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi, la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine ». (Ésaïe 29:13).

Les mille prescriptions par lesquelles la tradition avait estompé, voire esquivé les exigences morales et spirituelles de la Loi, Jérémie les combat à son tour:

« Ne vous livrez pas à des expériences trompeuses, en disant: C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel ! … en vain s’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes … » (chapitres 7 et 8).

La tradition, à l’époque juive, avait si bien dénaturé le sens de la révélation hébraïque que, lorsque Jésus parut, ses compatriotes les plus attachés à la tradition qu’elle dominait pour eux la loi et les prophètes. C’est parce que Jésus n’observait pas tout le détail de cette tradition que les autorités de la religion juive se cabrèrent contre lui. Il les dénonce:

« hypocrites, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu à cause de votre tradition ? … vous avez annulé la loi de Dieu en faveur de votre tradition. Ésaïe a bien prophétisé de vous: ‘C’est en vain qu’ils me rendent un culte, enseignant des doctrines qui ne sont que des commandements d’hommes ». (Matthieu 15:3 et suite, Marc 7:8 et suite).

Etienne fut arrêté et lapidé parce qu’il était accusé d’avoir dit que Jésus détruirait le temple et changerait les traditions ! . Il s’agit dans ce cas des traditions établies par les docteurs de la loi en vertu de l’autorité qu’ils s’arrogeaient comme continuateurs de Moïse, (Matthieu 23:2). Paul est persécuté et livré aux Romains parce que, après avoir été fervent observateur de la tradition, il l’avait abandonnée et même condamnée pour se conformer à l’Esprit du Christ ! ( Philipiens 3:4 et suite). Il recommande aux Colossiens de s’affranchir de la séduction des traditions humaines d’où qu’elles viennent, afin de pouvoir rester fidèles aux enseignements de Christ. (Colossiens 2:8).

Pierre, qui n’a jamais été évêque de Rome, ne tient pas un autre langage et appelle la tradition où s’enfermait la dévotion juive, la vaine manière de vivre que vos pères vous ont transmise ! ( 1 Pierre 1:18). Les Ébionites, une secte judéo-chrétienne, avaient gardé le principe des pharisiens et plaçaient la tradition orale au-dessus de la tradition écrite. Par eux, cette doctrine pénétra dans une partie de l’Église.

Jésus ne donne jamais à son enseignement le nom de Tradition. Jésus annonce la Parole de Dieu (Jean 14:49 et 17:8) et Il s’exprime avec autorité ! ( Matthieu 7:29, Luc 4:27). Paul, qui a été transformé par l’intervention de Jésus et qui en plus le prêche, appelle « tradition » son Evangile, savoir l’ensemble du témoignage chrétien qu’il a transmis à l’Église et qui est la bonne nouvelle du salut pour ceux qui se tournent vers le Christ.

« Retenez les traditions que nous vous avons données soit par notre parole soit par notre lettre. » ( 2 Thessaloniciens 3:6, 1 Corinthiens 11:2).

Il existe aussi des formules « modèle des saines paroles » en 2 Timothée 1:13 et « type de doctrine » en Romains 6:17 qui ne renvoient pas à un enseignement spécial mais à l’ensemble du message chrétien primitif dont les Épîtres, les Actes et les Évangiles devaient plus tard fixer le texte.

L’Église se persuada que le Maître avait laissé à ses apôtres bien des instructions qui n’étaient pas contenues dans le Nouveau Testament, quelques unes de ces instructions s’étaient transmises de bouche à oreille … ainsi naquit ce qu’on a appelé le ‘postulat de la tradition apostolique’. Cette tradition en réalité était peu de chose, comme on le voit d’après les agrapha (paroles ou sentences de Jésus transmises par des documents autres que le texte des quatre évangiles canoniques … la valeur des différents agrapha est presque toujours médiocre), d’après ce que Eusèbe de Césarée en rapporte. Et, d’autres parts, les fantaisies que lui attribuent dès le 2ème siècle ; des hommes tels que Papias ou Irénée montrent combien il était imprudent de se laisser aller à chercher ailleurs que dans le texte du témoignage écrit, des renseignements sur les institutions primitives du christianisme, voire sur les intentions, les actes et les paroles de Jésus. Vinrent alors les grandes hérésies. L’Église, pour sa défense, s’engagea dans la voie de l’égarement. Comme les gnostiques pour leurs interprétations allégoriques du Nouveau Testament trouvaient réponse à tout sur le terrain scripturaire, les docteurs de l’Église invoquèrent contre eux la tradition orale, c’est-à-dire l’enseignement transmis par la première génération chrétienne, enseignement qui était censé fixer, d’autorité souveraine, le sens, et le prestige des « sedes apostolicae », (sièges apostoliques), églises mères, dont les évêques en se succédant se transmettaient l’orthodoxie chrétienne. Ainsi se constitua la règle de foi qui aboutit au texte actuel du Symbole des apôtres. Comme on le voit, la première tradition fut avant tout une tradition scripturaire légitime, c’est-à-dire une tradition dont le but était de préciser et de maintenir le sens primitif du témoignage évangélique contenu dans le Nouveau Testament. Mais l’Église ne devait pas s’en tenir là malheureusement. Quand, après sa victoire temporelle par le règne de Constantin, elle s’organisa sur le type de l’Empire des Césars, l’Église céda à la tentation de chercher dans la tradition orale une justification de toutes les institutions qu’elle se donnait et dont on ne trouve rien dans les Ecritures. Ses docteurs, par la suite, s’efforcèrent de justifier par l’Ecriture même la liberté du procédé. Ils élaborèrent la doctrine d’après laquelle le Seigneur avait confié à ses apôtres des enseignements (Matthieu 28:19 et suite) que l’Ecriture n’a pas conservés, mais qui constituent le dépôt dont parle Paul (1 Timothée 6:20, 2 Timothée 1:4) et que son disciple Timothée doit confier à des hommes sûrs, capables d’en instruire les autres (2 Timothée 2:2).

Ces hommes mûrs, ce sont les évêques, les autorités sacerdotales. Quant aux laïques, ils représentent les « autres », c’est-à-dire ceux qui ont l’obligation de recevoir docilement cet enseignement traditionnel. Le premier critère de la tradition orale fut l’antiquité. Mais bientôt, le fil reliant le présent au passé devenant trop mince, on substitua à l’antiquité la coutume et l’accord unanime des évêques. Double fiction, qui apparaît déjà dans le fait que Cyprien, le très épiscopal évêque de Carthage mort en 258, lorsqu’il ne peut s’entendre avec Etienne, l’évêque de Rome, en appelle sans hésiter de la tradition de l’Ecriture:

« consuetudo sine veritate vetustas erroris est (Ep., 71).
( la coutume sans la vérité est une vieille erreur).

On ne saurait mieux dire. Chaponnière cite cette belle déclaration de Tertullien reproduite par l’évêque Lébosus:

« In evangelio Dominus: ego sum, inquit, veritas. Non dixit: ego sum consuetudo ». ( De virg.vel.,1).
( Dans l’Evangile, le Seigneur a dit: Je suis la Vérité. Il n’a pas dit: Je suis la coutume ».

Mais ces réactions occasionnelles ne pouvaient arrêter l’Église sur la pente où l’entrainaient l’ambition du sacerdoce et les besoins de l’apologétique . Dans la controverse arienne, Athanase mort en 373 veut que le texte de la bible soit interprété d’après la tradition des Pères, parole risquée, car la tradition des Pères était multiple, souvent dangereuse à cause de son allégorisme. On arrivait ainsi à substituer en réalité les opinions ou les décrets de l’Église à l’autorité de la tradition primitive qui reposait d’aplomb sur le témoignage scripturaire. L’Église latine déclara avec Augustin (mort en 430) que la croyance à l’Ecriture repose sur l’éducation donnée par l’Église (contra ep.fundam., ch.5), ce qui était mettre non seulement les fidèles mais la bible elle-même dans la dépendance de l’autorité sacerdotale. Vincent de Lérins (mort en 450) crut retenir la tradition écclésiastique dans de sages limites en définissant: tradition=quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est (commnit., ch.3). ( tradition= ce qui est cru partout, toujours et par tous). ).

Mais en face de la diversité des opinions, comme en face des innovations incessantes, cette position était intenable. Il fallut en venir à décider que les conciles œcuméniques, collèges inspirés qui présidaient aux destinées de l’Église, étaient les organes de la tradition. C’était le triomphe, en matière de tradition du système épiscopal. Justinien et Grégoire le Grand mirent les quatre premiers conciles sur le même pied que la Bible. Le 7ème concile lança l’anathème à quiconque rejetterait la tradition de l’Église, qu’elle soit orale ou écrite. Une fois que la parole sacerdotale était investie de la même autorité que l’Ecriture, il était à prévoir qu’elle rejetterait bientôt celle-ci au second plan. On y recourut de moins en moins, et la doctrine s’établit:

«La tradition est le canal le plus ordinaire par lequel tout l’enseignement de la foi arrive aux hommes. Les Écritures du Nouveau Testament sont d’un emploi postérieur, elles ne contiennent pas tout le dépôt de la foi, et leur usage n’est pas essentiel, puisque, pendant bien des années, il y eu des disciples de Jésus-Christ, sans qu’aucune partie de son enseignement eût encore été mise par écrit ». ( H. Lesêtre, Dict. Vigouroux, art. Tradition).

Ecclesia (1927) s’exprime encore plus hardiment:

« La tradition est plus nécessaire que l’Ecriture à la foi chrétienne. L’Ecriture en effet ne peut se passer de la tradition … c’est par la tradition que nous avons des Écritures une interprétation infaillible … La tradition pour le catholique pourrait se passer de l’Ecriture ! Concluons que la tradition pour le catholique dépasse de toute part l’Ecriture ». (page 106).

On peut deviner ce qu’eût pensé de cette formule le brillant Abélard (mort en 1142) qui, dans on « Sic et Non » montre tellement bien les contradictions de la Tradition et surtout son infidélité par rapport à l’Ecriture. Elles eussent étonné Thomas d’Aquin lui-même (mort en 1274), lequel hasarde dans sa Somme (I, 11,8) que la tradition n’a qu’une autorité ‘probable’. Cette remarque prudente n’empêcha pas l’Église qui se réclame pourtant de lui de mettre la tradition au-dessus de l’Ecriture et le concile de Trente de prononcer l’anathème contre ceux qui refuseraient de croire que la tradition a été dictée par le Christ même ou par le Saint-Esprit, aussi bien que l’Ecriture Sainte et qu’elle a été conservée sans altération par une succession continue dans l’Église Catholique.

Mais ce que l’Église Romaine enseigne concernant Marie, les saints, les Papes, les reliques, les indulgences, la distinction entre prêtres et laïques est-il compatible avec l’Ecriture ? Cela est une autre paire de manches ! Il fallait, pour que la tradition ecclésiastique fût pleinement justifiée, en venir à retirer la bible aux fidèles- la lecture de la bible fut condamnée par le concile de Toulouse en 1229, par l’index du Pape Clément VIII en 1592, par la bulle Unigenitus de Clément XI en 1713- ou du moins qu’elle ne fût permise qu’avec toutes sortes de précautions, afin qu’en matière de foi et de morale personne se confiant en son propre jugement, n’ait l’audace de tordre l’Ecriture Sainte, selon son sens particulier, ni de lui donner des interprétations contraires à celles que lui donne et lui a données la Sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de la véritable interprétation des Saintes Ecritures. (concile de Trente, 4ème session). Pour que cette déclaration comminatoire pût avoir toute son efficacité, Rome avait créé l’Inquisition en 1542 et l’Index l’année d’après. Et voilà le mot de Brunetière bonnement justifié:

« Si vous voulez savoir ce que je crois, allez le demander à Rome », ou à mon curé !

La tradition romaine qu’on le veuille ou non a supplanté le témoignage parfait de l’Ecriture … ainsi, nous arrivons à la conclusion que ceux-là seuls atteignent à l’affranchissement dont parle Jésus qui maintiennent au mot « tradition » le sens que lui donnait Saint-Paul. La tradition selon lui, est le témoignage inspiré que renferment les saintes lettres de la bible hébraïque et le type de doctrine formulée par la prédication des apôtres de Jésus-Christ ! (Jean 8:32, 2 Thessaloniciens 2:15, 1 Corinthiens 1:11, 2 Timothée 3:15 et Romains 6:17). ( Alexandre Westphal, théologien).

Le site québécois verse constamment dans l’inconséquence. Reprenons ces axes de pensée principaux:

« La Tradition sacrée et la Sainte Ecriture possèdent donc d’étroites liaisons et communications entre elles. Toutes deux, en effet, découlent de la même racine divine, se réunissant, peut-on dire en un seul courant, et tendant à la même fin. Car la Sainte-Ecriture, c’est la Parole de Dieu en tant qu’elle est consignée par écrit sous l’inspiration de l’Esprit divin, quant à la Tradition Sacrée, elle transmet dans son intégrité aux successeurs des apôtres la Parole de Dieu confiée aux apôtres par le Christ Seigneur et le Saint-Esprit, pour que, sous la lumière resplendissante de l’Esprit de Vérité, ces successeurs la gardent fidèlement, l’expliquent et la répandent par la proclamation qu’ils en font ; il en résulte que ce n’est pas par la Sainte Ecriture toute seule que l’Église puise la certitude qu’elle a sur tout ce qui est révélé. C’est pourquoi l’Ecriture et la Tradition doivent être reçues et vénérées l’une et l’autre avec un égal sentiment de piété, avec un égal respect ». (page 1).

Ce raisonnement est totalement absurde ! Tout d’abord, il n’existe vraiment pas d’étroites liaisons entre la tradition perçue par les romanistes et les Saintes-Ecritures. En fait, il existe deux traditions ! La vraie, l’authentique selon Paul contenue exclusivement dans le corps des Ecrits sacrés et une monstrueuse chose qui tente à dévaloriser la suprématie de la Parole de Dieu afin de relativiser ses enseignements. Vous ne trouverez dans la bible aucun texte qui avalise l’hydre de la tradition tel qu’il est présenté par Rome. Nous aurons l’occasion de reprendre les versets utilisés par le site québécois. Il ne vous dira pas que bien des pères de l’Église n’ont jamais épousé la doctrine romaine concernant le problème qui nous occupe !

Les Protestants que nous sommes avalisons la tradition qui n’est point en conflit avec le texte biblique. En cas d’opposition, ce sera toujours la bible qui marquera le point. Cyprien et Athanase sont de notre avis. En s’y référant, ils parlent de la racine et de la tradition du Seigneur ou encore de la source et origine de la tradition divine ! (ep.63, 1, 74, 10).

« La tradition que le Seigneur a donnée, que les apôtres ont annoncée pour être la pierre fondamentale de l’Église ». ( ad Serap.I, 28). Il est évident que l’enseignement des apôtres se retrouve dans le corps du Nouveau-testament. Leur tradition est la nôtre et elle ne consiste pas à un grand machin ou encore une obscure nébuleuse de doctrines contradictoires enseignée tout au long des siècles jusqu’à nos jours.

En 200 AD, Clément d’Alexandrie déclare que la bible interprétée par l’Église, est la source de l’enseignement chrétien ! ( Ad Serap. I, 28). La question se pose! Quelle Église ? L’Église apostolique proche des apôtres du Christ ou cette organisation responsable de la mort de millions de personnes, égarée dans les méandres de la désobéissance !

Origène n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, l’Église authentique tire l’objet de sa catéchèse (enseignement) des prophètes, des Evangiles et des écrits des apôtres ! ( Cont. Cels., III, 15).En clair, la véritable Église tire sa vie et son épanouissement de la Bible. Il ajoute avec un réflexe bien évangélique que sa foi est étayée par la Sainte-Ecriture soutenue par le bon sens ! (De Princ. III, 6, 6).

Cyrille de Jérusalem pose quant à lui un principe bien protestant que voici:

« Lorsqu’il s’agit des divins et saints mystères de la foi, rien, pas même la plus humble parcelle, n’en soit transmise par une autre voie que celle des Écritures … car la foi qui sauve vient elle-même, non pas d’un langage disert , mais de la démonstration des Saintes-Écritures ». (cat., IV, xvii).

Jean Chrysostome recommande aux fidèles de ne pas chercher d’autres maîtres que les oracles de Dieu, car tout est droit et clair dans la bible et l’on peut en tirer tout ce qu’il faut savoir ». ( hom.Col. 9,1, hom.II ; thess., 3,4).

En clair, nous n’avons pas besoin d’une tradition qui annule la Parole de Dieu.

Vincent de Lérins mort en 450 tient pour axiome que le canon des Écritures est suffisant et plus que suffisant, à tout ! ( Commnit.2).

Irénée dit expressément que la règle a été donnée par le Christ par l’intermédiaire des apôtres et qu’elle constitue le critère qui détermine si un homme est chrétien ou non ! (De. Praescript. haer., XXVII).

Pour clarifier les choses, nous ne croyons certainement pas à l’infaillibilité des pères de l’Église, ni à celle des réformateurs pas plus que celle des ecclésiastiques qu’ils soient protestants ou catholiques. Notre critère suprême reste les Saintes-Ecritures. Origène, Augustin, Athanase, Cyprien, Irénée et tutti quanti n’étaient pas infaillibles ! Par contre, les apôtres de notre Seigneur, les prophètes de l’Ancien- Testament, les auteurs des textes bibliques étaient infaillibles lorsqu’ils ont couché sur papier les directives du Seigneur à notre endroit.

Le site québécois récupère l’anglican Newman, passé au catholicisme:

« L’apôtre Paul requiert l’aide de la Tradition:’ Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions (les instructions selon les définitions données) que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre ». ( 2 Thessaloniciens 2:15).

Ce texte n’avalise aucunement la doctrine de la Tradition ! Les traditions ne sont en fait ici que les instructions ou enseignements de Paul et des autres apôtres. Il n’y a rien de commun avec cette immense toile de doctrines, de conseils divers et souvent contradictoires que l’on retrouve dans cette horrible tradition que l’église romaine a tissé pendant près de 2000 années. Continuons de découvrir les arguments du site en question:

« De plus, l’apôtre se réfère ici aux Écritures saintes que l’on a enseignées à Timothée dans sa petite enfance. Maintenant, une bonne partie du nouveau testament n’avait pas encore été écrites quand Paul a écrit cela et aucun des livres du nouveau testament n’a encore été placé dans le canon des livres de l’Ecriture Sainte. Paul se réfère, alors, aux Écritures Saintes de l’ancien testament et, si l’argument de ce passage prouve quelque chose, cela prouverait trop que les Écritures Saintes du nouveau testament n’étaient pas nécessaires comme autorité de foi ».

Quelle pauvre et désastreuse apologétique ! On s’attendrait à mieux de la part de Newman. Même les enfants de nos écoles du dimanche savent que la mère de Timothée, une juive mariée à un païen a instruit son enfant dans l’obéissance à l’Ancien Testament. Paul rempli de toute la puissance de l’Esprit connaissait déjà toutes les grandes lignes maîtresses de l’enseignement évangélique en attendant l’arrivée du nouveau testament qui deviendrait au cours des âges, la boussole des enfants de Dieu. Il n’y a vraiment aucune difficulté à résoudre le faux problème posé par Newman et le site québécois. En fait par extension, le texte en question s’applique à toutes les églises et à tous les chrétiens. Oui, vraiment , nous pouvons assurer que toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile … ! C’est le cri des Evangéliques que nous sommes, mais c’est aussi le signe de la confusion de l’adversaire. Découvrons un autre texte du site québécois:

« En outre, les fondamentalistes lisent généralement 2 Timothée 3:16-17 en dehors du contexte. Quand ces versets sont lus dans le contexte des passages de péricope, on découvre que la référence de Paul à l’Ecriture Sainte est seulement une partie de son exhortation pour que Timothée prenne comme son guide et la tradition et l’Ecriture Sainte. Les deux versets immédiatement avant, que les fondamentalistes n’exposent que rarement disent: ‘Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu les tiens, et c’est depuis ton plus jeune âge que tu connais les saintes lettres. Elles sont à même de te procurer la sagesse qui conduit au salut par la foi dans le Christ Jésus’ » ( 2 Timothée 3:14 et 15). Paul dit à Timothée de continuer dans ce qu’il a appris pour deux raisons: d’abord, parce que Paul sait très bien que ce que Timothée sait, c’est lui qui le lui a appris, Paul lui-même, ensuite parce qu’il a été instruit dans les Écritures saintes. Le premier verset est un appel direct à la tradition apostolique, à l’enseignement oral que l’apôtre Paul avait donné à Timothée. Donc les fondamentalistes doivent prendre 2 Timothée 3:16-17 hors du contexte pour parvenir à démontrer la théorie de la ‘sola scriptura’. Cependant quand le passage est lu dans son contexte, il devient clair qu’il démontre l’importance de la tradition apostolique ! A nouveau la bible dénie qu’elle soit suffisante comme seule règle d’autorité de foi ». (page 2).

Tout d’abord en ce qui concerne le texte de ‘2 Timothée 2:15’, le terme grec utilisé « paradosis » peut se traduire de diverses manières. Selon la Concordance de Strong en anglais, il est rendu par ‘transmission’, ‘précepte’, ‘loi traditionnelle’, ‘ordonnance’ et ‘ tradition’. Messieurs, faites votre choix ! Mais d’où nous viennent ces ordonnances, ces traditions ? D’une église intolérante (sans doute plus sage aujourd’hui), qui enseigne que sa tradition constituée d’un nombre invraisemblable de matériaux divers et disparates est égale et même supérieure à la précieuse Parole du Parfait entre tous ! Ou plutôt du bloc des Saintes Ecritures, y compris les remarquables épîtres de l’apôtre Paul, le précepteur du jeune Timothée et de l’Ancien Testament tellement rempli de la présence de Jésus-Christ ! Les responsables du site québécois enfoncent des portes ouvertes ! Bien sûr que le Nouveau-Testament est en formation lors de la jeunesse de Timothée. Mais, il est en compagnie de Paul, le grand instrument choisi par l’Esprit-Saint afin de rédiger une grande partie du Nouveau-Testament ! Paul est pétri par les Écritures et ce qu’il pourrait éventuellement enseigner oralement au jeune Timothée n’est rien d’autre que ce qui va être transcrit dans le Nouveau-Testament et qui est déjà en germe dans l’Ancien. C’est la Parole de Dieu et non pas ce monstre insaisissable formé de milliers d’ordres et de contre-ordres, de fables habilement conçues, de détails superflus, de décisions purement humaines et charnelles, de conciles, d’ordonnances papales, de paroles d’hommes non inspirés par l’Esprit, d’écrits de pères qui se contredisent les uns les autres, des chrétiens très certainement, mais conscients de leurs tâtonnements. La tradition romaine est une farce, la tradition biblique est la vérité ! Pratiquement, l’anaconda de la tradition romaine a étouffé l’authentique Parole de Dieu et les amis catholiques en sont les premières victimes. Le site en question énonce une série de textes bibliques utilisés par le monde protestant-évangélique afin de démontrer la faiblesse de la dite tradition vis-à-vis du Sola Scriptura. (la bible seule).

En voici la liste: Luc 1:1-4, Jean 20:30-31, Actes 2:42 et 20:35, Romains 10:17, 1 Corinthiens 11:2, 15:3-11, 1 Thessaloniciens 4:2, 2 Timothée 2:2, 3:16-17, 1 Pierre 1:25.

Reprenons une par une ces diverses références ! Cela nous permettra de vérifier la faiblesse des responsables de ce site !

A. Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole, il m’a semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile, afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus ». (Luc 1:1-4).

On se demande vraiment comment on peut oser utiliser une telle référence afin de défendre la tradition romaine ! En fait, c’est tout le contraire qui est développé dans ce texte. Luc était en contact suivi avec l’apôtre Paul et d’autres témoins de Christ. La composition du récit des événements établi par Luc n’a strictement rien à voir avec l’hydre de la tradition inventé par Rome tout au long des siècles. L’auteur s’attelle simplement sous la conduite du Saint-Esprit à nous communiquer les expériences des apôtres, seuls témoins crédibles des faits vécus avec le Seigneur Jésus. Tout cela ne sort pas du cadre biblique. Nous sommes donc certains de la source des renseignements reçus de la part des apôtres car comme l’assure l’adage, les écrits demeurent et les paroles s’envolent, ce n’est pas plus compliqué ! C’est notre héritage spirituel et nous savons d’où il provient !

B. « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie éternelle ». ( Jean 20:30 et 31).

D’autres miracles sont aussi relatés dans les autres évangiles. Le Saint-Esprit selon ce texte n’a pas tenu comme nécessaire de raconter par le détail tous les autres faits de la vie de Jésus. En fait, Il assure que ce qui a été révélé par le texte écrit est amplement suffisant pour notre épanouissement spirituel ainsi que pour notre salut éternel.

Nous sommes pleinement satisfaits des éléments donnés par Dieu par le biais de ce qui a été écrit, savoir la Sainte-Ecriture. La tradition ne peut rien y ajouter ! L’explication avancée par le site québécois est superficielle:

«  … le verset de Jean se réfère aux choses écrites dans ce livre précisément. Lisons dans Jean 20:30, le verset immédiatement avant pour voir le contexte de la déclaration en question: « Jésus a fait sous les yeux de ses disciples encore beaucoup d’autres signes, qui ne sont pas écrits dans ce livre ». Si ce verset prouve quelque chose, ce n’est sûrement pas la théorie de ‘sola scriptura’, mais plutôt que l’Evangile de Jean n’est pas à lui seul suffisant ». (pages 1 et 2).

C’est justement ce que nous croyons ! L’ensemble de la révélation biblique nous est nécessaire et une fois de plus, la tradition romaine est hors-jeu !

C. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans le communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières ». (Actes 2:42).

Voyons l’explication proposée par les exégètes du site:

« Les premiers chrétiens se montraient assidus à l’enseignement des apôtres (Actes 2:42) bien longtemps avant qu’il y ait un Nouveau Testament. Dès le début, la totalité de l’enseignement chrétien se retrouvait dans l’Église comme l’incarnation vivante de Christ, et non pas dans un livre ». (page 5).

On oublie de préciser que ces chrétiens de l’Église primitive connaissaient les apôtres, les évangiles et les lettres de Paul qui circulaient à gauche et à droite. Nous, les protestants et les évangéliques persévérons à l’instar de nos modèles néo-testamentaires dans la lecture et la mise en pratique des éléments écrits par Paul et tous les autres apôtres du Seigneur. Nous aimons ardemment l’enseignement de la seule Parole de Dieu écrite en vue de notre avancement, nous aimons nos relations privilégiées avec nos frères et nos sœurs, nous aimons le moment de la Sainte-Cène où nous communions sous les deux espèces. (Malheureusement, la tradition n’a laissé qu’une hostie et le retrait du vin pour les fidèles catholiques), élément significatif du rôle négatif joué par cette dernière. nous aimons les prières, véritable respiration des enfants de Dieu, prières adressées au Dieu Trinitaire et non aux saints ou à Marie, autre résultat palpable du jeu néfaste de la tradition romaine !

D. « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ ». ( Romains 10:17).

Voyons le commentaire du site:

« L’Église a toujours été un enseignant vivant. C’est une erreur de limiter la parole de Christ à l’écrit seulement ou de suggérer que tous ses enseignements aient été réduits à l’Ecriture. La bible ne soutient nulle part l’une ou l’autre de ces notions ». (page 3).

Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre ! Les paroles de Jésus nécessaires à notre salut et à notre édification ont été entendues par ses apôtres et les évangélistes et ensuite écrites pour que le souvenir de ces textes puisse nous parvenir, nous chrétiens du 21ème siècle. Or ce souvenir glorieux est contenu dans tout le Nouveau-Testament. Il n’existe donc aucune tradition romaine qui entre en ligne de compte. Les responsables du site cherchent midi à quatorze heures ! ».

E. « Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes INSTRUCTIONS telles que je vous les ai données ». (1 Corinthiens 11:2).

Découvrons la réaction du site:

« L’apôtre a loué ceux qui ont respecté la Tradition: « Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises » ( 1 Cor.11:2). ». (page 4).

Que déclare le texte grec ? « Je vous félicite … de gardez les ‘paradoseis’ qui est également traduit par « instructions » (Bible catholique Crampon), « enseignements » (Darby), « instructions » (Segond), « ordonnances » (Martin),

On découvre qu’il existe quantité de traductions légitimes qui réfutent avec force la position du Site qui tente de nous faire croire qu’il s’agit de cette grande Tradition, deuxième pendant de la Parole de Dieu !

Paul loue non pas ceux qui respectent la tradition romaine mais ceux qui reçoivent les instructions, les enseignements, les ordonnances de l’apôtre Paul, rien de plus simple !

F. « Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». (Actes 20:35).

Le développement en faveur de la tradition émanant du site québécois est bien étrange !

« Cette phrase n’est pas dans les Evangiles: ‘Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir … et a donc nécessairement dû être transmise à Paul oralement ! ». (page 5).

Ici également, le site essaye maladroitement de légitimer la tradition catholique ! Il suffit de découvrir que Paul a sans doute été inspiré par le texte biblique de « Luc 14:12-14 ». La formule paulinienne est plus écourtée tout simplement ! Il est même possible que l’Esprit ait communiqué ce texte à Paul sans y voir une quelconque tradition.

G. « Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes INSTRUCTIONS telles que je vous les ai données ». (1 Corinthiens 11:2).

Explication du site québécois:

« L’apôtre Paul a loué ceux qui ont respecté la tradition: « Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises ».

Il ne s’agit pas ici de ‘traditions’ mais d’instructions pauliniennes mises par écrit pour notre édification !

H. « Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu: Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures et Il a été vu par Céphas (Pierre), puis par les douze. Ensuite, Il a été vu par plus de 500 frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, Il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, Il s’est fait voir à moi comme à l’avorton car je suis, moi, le moindre des apôtres, je ne mérite pas d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous ; non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est en moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soient eux, voilà ce que nous prêchons, et c’est ce que vous avez cru ! ». (1 Corinthiens 15:3-11).

Commentaire du site:

« Paul a illustré ce que la tradition signifie ; ‘Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures … Oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Bref, eux ou moi, voilà ce que nous prêchons. Et voilà ce que vous avez cru ».

Une fois encore, si c’est tout ce que ce site peut présenter comme preuve de la valeur et de la légitimité de la Tradition, on ne peut pas dire qu’il soit très sérieux !

Qu’écrit donc Paul aux Corinthiens ? Il a reçu cette révélation de Christ, qu’Il était mort pour nous selon les Écritures (y compris l’ Ancien Testament). Que fait Paul de cette remarquable révélation ? Il la transmet tel un témoin aux chrétiens ! Où se trouve l’ombre de la tradition selon Rome dans tout cela ?

Uniquement des recommandations ! Toute la différence est là. Quand Paul parle ou écrit, c’est le Saint-Esprit qui s’exprime, quand un Pape parle, c’est un homme faillible même du haut de la chaire, un des chaînons de la Tradition catholique.

I. « Ainsi donc, frères, demeurez fermes et retenez les INSTRUCTIONS que nous vous avons transmises, soit de vive voix, soit par lettre ». (2 Thessaloniciens 2:15).

Commentaire du site:

« Paul a commandé que les Thessaloniciens adhèrent à toutes les traditions qu’il leur avait données, oralement ou par écrit ». (page 3).

Ce site trompe ses lecteurs ! Il ne s’agit pas de la tradition romaine mais des instructions de Paul. C’est toute la différence ! Lorsqu’il utilise l’expression « de vive voix », c’est qu’il est présent avec ses auditeurs !

J. « Mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité ». ( 1 Timothée 3:5).

Explication du site:

« Et le Nouveau-Testament lui-même déclare que: ‘L’Église du Dieu vivant-: colonne et support de la vérité ».

Encore faut-il dans ce cas spécifier où se trouve l’Église du Dieu Vivant ? Celle qui professe sa Parole et qui rejette les traditions tortueuses et anti-bibliques ou au contraire celle qui les admet ?

K. « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. Souffre avec moi comme un bon soldat du Christ-Jésus ». (2 Timothée 2:2-3).

Site québécois:

« Ici nous voyons les premiers liens dans cette chaîne de la tradition apostolique qui s’est transmise intacte des apôtres à notre propre jour ». (page 3).

La fidélité des témoins qui se passent ce témoin ne sont pas des évêques qui se transmettent les pires erreurs, mais les chrétiens de l’Evangile qui se transmettent la Vérité écrite de la Parole !

L. « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été prêchée par l’Evangile ». ( 1 Pierre 1:25).

Site québécois:

« Plus loin, il est clair que l’enseignement oral de Christ durerait jusqu’à la fin des temps … cela implique que la tradition ne serait pas supplantée par un écrit comme la bible ». (page 3).

Totalement ridicule ! La Parole parlée de Jésus est devenue le contenant de l’Ecriture Sainte ! Il est clair que des individus qui osent écrire de tels textes ne sont pas conduits par le Saint-Esprit, l’Auteur de la révélation écrite !

Le site québécois donne une définition de la tradition qui vaut la peine d’être relevée:

« Le terme ne se réfère pas aux légendes ou à des contes mythologiques, il n’englobe pas non plus la coutume transitoire ou les pratiques qui peuvent changer, comme le style des vêtements de la prêtrise, les formes particulières de dévotion, ou les rubriques liturgiques. La Tradition sacrée ou apostolique consiste en enseignements de ce que les apôtres ont transmis oralement par leurs prêches. Ces enseignements en grande partie (peut-être entièrement) se chevauchent avec ceux contenus dans l’Ecriture sainte, mais le mode de leur transmission est différent. Ils ont été transmis et confiés à l’Église (ce qui signifie à ses enseignants officiels qui sont les évêques en communion avec le Pape) ». (page 4).

La Tradition ne s’occupe que de choses importantes ! En effet, puisqu’elle serait l’alter ego de l’Ecriture qui il faut le préciser s’occupe de tous les petits détails de la vie des chrétiens ! Nous l’avons vu, la Tradition est plus importante que la Bible ! Des citations de textes bibliques suivent afin de démontrer que la Tradition est confiée à des prélats sérieux. Malheureusement pour le site en question, leur développement ne tient pas la route ! Voyons au préalable les références néo-testamentaires données:

« Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente ». ( 1 Timothée 3:1).

« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres ». ( Philippiens 1:1).

Par définition biblique, un saint est un chrétien même s’il n’est ni Pape ni évêque ni diacre !

« Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’Il s’est acquise par son propre sang ». ( Actes 20:28).

Posons-nous déjà une question capitale ! Les évêques catholiques sont-ils les successeurs légitimes des évêques selon le cœur de Paul et de Jésus ? Autrement dit, les évêques romains répondent-ils aux exigences de l’Evangile ? Voyons cela de plus près ! Mais tout d’abord, ouvrons le Nouveau-Testament et dégageons les exigences posées par les apôtres et Christ:

« Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, MARI d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement … il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne SES ENFANTS dans la soumission et dans une parfaite honnêteté, car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? » ( 1 Timothée 3:1-5).

L’évêque doit tenir ses enfants dans la soumission et il ne peut avoir qu’une seule épouse ??? L’apôtre Paul et l’authentique tradition apostolique ( celle des apôtres de Christ), ainsi que l’Église enseigne que les évêques peuvent se marier et avoir une femme ! Nous devons tous admettre que la fausse tradition ecclésiastique contredit les ordres divins !

« Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions ( la vraie TRADITION) tu établisses des anciens dans chaque ville, s’il s’y trouve quelque homme irréprochable, MARI d’une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles car il faut que l’évêque soit irréprochable … attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs ». ( Tite 1:5-9).

De nouveau, le couteau de la guillotine tombe sur le cou de cette tradition diabolique ! On doit en convenir, le célibat des prêtres et des évêques in fine n’est pas par définition une babiole sans importance ! Or on vérifie que pour Paul, un ancien est un évêque et que ce dernier n’est jamais le chef spirituel d’une province ecclésiastique, savoir un évêché ! L’évêque selon le cœur de Christ est attaché à la doctrine biblique et non pas à des traditions religieuses. Il est apparent que dans ce cas, les évangéliques, les protestants possèdent la saine doctrine, par contre, on ne peut pas en dire autant du clergé romain !

Jésus dit (le site cite cette citation).

« Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette , rejette Celui qui m’a envoyé ». (Luc 10:16).

Concrètement, celui qui écoute les apôtres et Paul notamment, écoute le Seigneur et son Père. Il est clair qu’au niveau du célibat des évêques, L’Église romaine n’écoute ni la Parole, ni Jésus ni le Père. C’est une situation tragique !

A la lecture du document du site québécois, on comprend rapidement que leur position est insoutenable:

« Considérons Matthieu 15:6-9, que les fondamentalistes et évangéliques emploient pour défendre leur position: « Celui-là sera quitte de ses devoirs envers son père ou sa mère. Et vous avez annulé la Parole de Dieu au nom de votre tradition. Hypocrites ! Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit: Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent: les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Jetons un coup d’œil à ce que Jésus a dit. Jésus ne condamnait pas toutes les traditions. Il a condamné seulement ceux qui VIDAIENT DE SON SENS LA PAROLE DE DIEU … » ? (page 5).

Justement, nous y sommes ! la Tradition romaine a vidé de son sens la Parole de Dieu concernant les textes de Timothée et de Tite. Autre point à discuter ! La virginité perpétuelle de Marie niée avec raison par le monde protestant et affirmée par l’Église catholique qui ira jusqu’à enseigner que tous les textes de l’Evangile parlant des frères et même des sœurs de Jésus n’enseignent seulement que les frères seraient en fait des cousins !

Dans ce cas, pourquoi le texte grec n’utilise-t-il pas le terme pour cousin (anepsios) revenant en Colossiens 4:10 (Marc, le cousin de Barnabas), alors que dans le cas de Jésus, c’est le terme approprié qui est utilisé, savoir: (adelphos), tiré d’une même matrice. Le coup de Jarnac est porté facilement à cette perversion de l’enseignement biblique. Il est porté par l’Ancien Testament et les apôtres du Seigneur !

« Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore ». ( Jean 2:16-17).

Allons maintenant vérifier où les disciples de Jésus ont entendu cette citation ?

« Je suis devenu un étranger pour mes frères (c’est Jésus qui parle), un inconnu pour LES FILS DE MA MERE. Car le zèle de ta maison me dévore et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi ». ( Psaumes 69:9-10).

Marie avait donc vraiment d’autres enfants !
Voici toute la tradition mariolâtre qui s’écroule !

 

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