le 08 novembre 2017
STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne

Les trois personnes condamnées pour la mort de Chantal Lavigne, survenue lors d’un rituel de sudation à Durham-Sud en 2011, n’éviteront pas la prison: la Cour d’appel a rejeté l’appel de leurs verdicts de culpabilité et refuse d’entendre l’appel de leurs peines.

Ils doivent donc prendre le chemin de la prison, et s’y présenter au plus tard le 17 novembre.

Reconnues coupables de négligence criminelle ayant causé la mort en décembre 2014, elles avaient connu leurs peines en janvier 2016: l’organisatrice du séminaire de croissance personnelle Gabrielle Fréchette avait écopé de trois ans de prison, alors que Ginette Duclos et Gérald Fontaine avaient reçu tous deux une peine de deux ans de prison.

La victime, Chantal Lavigne, une femme de 35 ans de Saint-Albert-de-Warwick, participait à un séminaire de 14 jours en juillet 2011, intitulé «Mourir en conscience». Elle est morte à la suite d’une séance de sudation qui avait été organisée par les coaccusés.

Gabrielle Fréchette, qui voyait à l’organisation de cette «activité de croissance et d’épanouissement personnel» et qui agissait à titre de guide spirituel, a ainsi écopé d’une peine plus sévère que Ginette Duclos et Gérald Fontaine dont le rôle était de l’assister, chacun ayant des fonctions bien définies.

Mme Lavigne est décédée, mais plusieurs autres participants avaient été malades, dans des conditions décrites par un coroner comme l’équivalent d’une «cuisson».

«La preuve démontre hors de tout doute raisonnable que les actes ont démontré une insouciance déréglée et téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité des victimes», avait tranché en 2014 la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec à Drummondville.

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