« Tu aimeras ton Dieu de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ».

Dossier secte: du magazine Jeunesse libérée


Etes vous satisfait de la société ?

Etes vous conscient des difficultés que les gens ont à communiquer !
Tout commence par des questions clichés qu’un adepte aux yeux de feu vous pose au coin d un trottoir, et auxquelles vous sériez bien insensé de répondre oui et non.
Remarquez que ces questions s’apparentent eu style « campagne électorale (z’êtes pas contrat) pour la première, et bu style « vendeur d’audiovisuel sophistiqué » pour la seconde).

Le bon coup pour le jeune illuminé est évidemment de trouver la bonne cible, et surtout au bon moment (pour se faire une idée, lire l’article « Etes-vous bien aux sectes »). Une fois la première décision prise – celle d’adhérer au groupe – le reste vient : on sait vite ce qui est bien, ce qui est mal, qui sera sauvé et qui ne le sera pas, comment manger et s’habiller, comment vivre, etc.. C’est shématique, mais c’est vrai.

« La secte promet d’apporter, et elle apporte vraiment au converti l’assurance et l’absolutisme dont est manifestement dépourvue la société dans son ensemble ».
(S.P. Hersh du National Institute of Mental Health et Ann Macleod de l’Université de Maryland dans un article intitulé « Les sectes et la jeunesse aujourd’hui).

L’absolutisme, c’est l’enterrement des incertitudes, des demi-teintes et des compromis…

Au cours des siècles, les sectes ont eu coutume de survivre dans l’ombre. Aujourd’hui, elles se multiplient comme des petits pains, dans la rue et les boîtes aux lettres, leurs excès et leurs scandales nous pètent au nez au point que nous voyons en leurs activités une nouvelle forme de subversion fasciste!

Mais quel est le programme ?img1.jpg

Observons la scène : ils ont l’air heureux, ils chantent, ils parlent d’amour, de fraternité, de paix, de pureté… (tiens, mais c’est le même langage que les églises… Oui, mais eux le vivent). Première réaction.

  • Vous êtes seul ? La secte vous donne une famille
  • Vous êtes mal dans votre peau ? Voici quelques exercices salutaires.
  • Vous êtes un pauvre consommateur ? Donnez tout, ici tout est gratuit.
  • Votre identité est émiettée dans les cercles vicieux de la vie quotidienne et du travail ? Venez la retrouver avec nous.
  • On ignore votre bsoin de responsabilité ? Quelques efforts parmi nous et l’on vous confiera une mission véritable.
  • Les « mass média » vous donnent la nausée ? Laissez tomber !
  • Vous supporter mal les contradictions et le dualisme qui vous constituent ? Il n’y a plus de problèmes, on s’occupe de tout.
  • La violence vous angoisse et vous persécute ? Vous serez un doux.
  • Vous êtes partagé, terne malgré vos recherches et vos opinions ? Vous serez un homme entier, un pur, un dur.
  • Vos incertitudes vous égarent et vous stagnez, le salut ? Nous sommes, et nous seuls, dans la vérité.

Quelle belle synthèse de vie !

Le grand saut :

A partir d’une vaste mise en question de notre monde éclaté où plus rien ne tient, les expériences et les tentatives explosent tous azimuts. Arrive un moment où l’on se trouve paumé dans le champ immense d’une liberté sans bornes; tous les sillons ouvrent la terre, mais aucun fruit qui nourrisse notre être tout entier. Alors la tentation est grande de « se donner les moyens » en faisant le grand saut « sec-terre ». Deuxième réaction.

Fausses pistes :

Mais attention aux fausses pistes :

  • Le Christ est celui qui se donne, pes celui qui prend. Jamais Il ne parle en dictateur de conscience. Il ne prône pas non plus les efforts mystiques pour parvenir eu salut; le salut, c’est lui.
  • La secte élimine facilement la croix, le point central où l’amour de Dieu rencontre le regard des hommes.
  • La secte aime l’insolite et attend le mirage ou le miracle
  • Le Nazaréen a refusé des miracles eux avides d’émotions fortes.
  • Le Nazaréen était pauvre parmi les pauvres, il était sans Rolls, sans folklore, sans micro et sans compte en banque.
  • Le Nazaréen a refusé de jouer les gourous, et lorsqu’il a marché sur l’eau, ce n’était pas sous un chapiteau de cirque.
  • Le Nazaréen ne s’est pas retiré du monde pour quelques stages spéciaux, il a connu et aimé le monde de plain-pied.
  • Le Nazaréen a résumé bien des choses par ces mots :

« Tu aimeras ton Dieu de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ».

Mais quelle idole est ce que j’adore si mon âme est vendue, ma pensée aliénée, et ma force menue (évidemment au régime 7 céréales et thé exclusivement…)

Etre chrétien, c’est aussi être seul face à Dieu, et chaque jour un peu plus responsable, faible avec la seule force de la foi.

Ouf, direz-vous, on est du « bon côté ».

Circuits parallèles :

  • Nostradamus, le best-seller de l’été et des conversations.
  • Le Festival de la Voyance ouvre à guichets fermés.
  • La Fête de Lucifer, très officielle, bat son plein à Paris.
  • 20 000 voyants et assimilés font fortune en France.

(Les hommes politiques ont la réputation d’être superstitieux et de consulter fréquemment. C’est paradoxal, ce côté friable de ceux qui soutiennent avec beaucoup de raison et de certitudes des programmes et des campagnes. Notons que toutes les prédictions de la campagne présidentielle de 1995 donnaient la gauche pour battue ! Les extra-lucides sont des mal voyants politiques!)

Autant de nouveaux cultes, autant d’expressions des craintes collectives et de réponses à l’angoisse de la mort. Ceux qui font joujou avec ça (dans l’ombre) et qui partent à la chasse aux sectes sont vraiment hypocrites!

Ouf, direz-vous on est toujours du bon côté !

Mais ce sont aussi les fils de ceux qui sont du bon côté qui grossissent les rangs des sectes.

Regardez-les, ceux du bon côté, qui attendent les petits hommes verts et qui surveillent les OVNI, à genoux devant les miracles de la science qui les promet deux fois plus vieux, deux fois plusbeaux, dix fois plus forts.

Pauvre idole qui ne donne même pas unpetit bout de sens à notre vie.

A bien regarder, les sectes existent à cause de nous : nous sommes responsables.

Société anonyme à responsablltés illimitées :

Nous sommes responsables :

  • parce que nous nous satisfaisons de notre confort gadgetisé:
  • parce que notre soif de vraie vie et d’absolu est bien maigre; nous sommes des vieux, c’est-à-dire des gens rangés, normalisés, consommateurs avertis, drogués d’habitudes ronronnantes, branchés sur trois chaînes ; nous devenons des anémiques à la foi occasionnelle, à la personnalité immuable et à la créativité endormie. Nous sommes tragiquement standard et sans saveur.

Christian G.

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