… qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ?
… Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle …  (Gal 5:7-9)

Pendant un temps, je me suis posé la question, est-ce que Sarah Young écrit selon sa propre inspiration, humaine et charnelle, où est-elle inspirée de puissances des ténèbres. Les quelques citations suivantes ne devraient plus laisser de place au doute.

Abraham: un idolâtre à soigner ?

L’ordre de Dieu à Abraham de sacrifier son fils, préfigure le sacrifice expiatoire du fils de Dieu. Par cet acte de foi, il fut justifié (Galates 3:6-8 ; Jacques 2:21). C’est pourquoi, il est appelé père des circoncis et des incirconcis (Romain 4:11-12).

Mais pour ce « Jésus », cet ordre faisait partie d’une psychothérapie radicale mais nécessaire pour la guérison de son idolâtrie parentale:

Souviens-toi des mesures extrêmes que j’ai dû mettre en place avec Abraham et Isaac: …pour délivrer Abraham d’un attachement excessif à son fils. Tous deux souffraient terriblement du manque de maîtrise paternelle en matière d’émotions. Je déteste l’idolâtrie, même quand elle prend la forme de l’amour parental. (23/08)

Relisons les écritures:

C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. (Héb 11:17-19)

Cette foi et obéissance exemplaires sont transformées en psychopathie profonde. L’amour parental devient l’objet de la sainte haine du Père. On savait avec certitude que ce n’est pas la voix de Christ qui parle dans ce livre, mais, à ce stade on sait … que ce ne peut être que celle du malin.

Noël: Nuit ténébreuse dans une étable répugnante

Les bergers étaient rayonnants de joie à l’annonce de la naissance du sauveur. Aujourd’hui les chrétiens d’Asie et d’Orient fêtent Noël avec joie pendant plusieurs semaines, au point de rendre jaloux les musulmans. Mais pour « Jésus mère-grand », d’habitude si aimant et attachant, ce jour était bien différent… … naître dans une étable dégoûtante: C’était une nuit de ténèbres pour moi, même si les anges éclairaient le ciel et chantaient ma gloire devant les bergers émerveillés. (25/12)

Dans l’original on a le mot Filthy, qui signifie littéralement: « caractérisé(e) par, ou plein(e) de saleté, dégoûtante, obscène » … en langage courant?: dégueulasse. Le mot va même plus loin et sa racine filth désigne une impureté physique ou morale.

Le terme filthy apparaît au moins une fois dans toutes les bibles anglophones littérales pour designer une souillure:

Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. (Apoc. 22:11)

Les traductions française et allemande de ce livre n’ont pas rendu l’original, en substituant filthy  par « sale » (ce qui serait en anglais ’dirty’). Or, il est impossible de confondre ces deux termes. Si les traducteurs ont préféré traduire sobrement par: une étable « sale », c’est qu’ils ont – à mon avis – balayé sous le tapis une anomalie choquante.

De plus, on pourrait presque traduire dark night par « nuit obscure » plutôt que par « nuit sombre » comme le fait la traduction française, mais darkness est l’expression biblique de Jean 1:5 des bibles anglaises littérales, que nos bibles francophones rendent toujours par « ténèbres ».

Sarah Young essaye sans doute de mettre en évidence le contraste de la vie céleste avec la vie terrestre. Mais, … l’enfant Jésus «emmailloté et couché dans une crèche » était-il déjà offensé? par cette étable dégoûtante, impure, souillée? Celui qui s’est fait serviteur, et qui n’avait pas le privilège d’être logé aussi bien que les renards et les oiseaux, n’ayant pas même un endroit « où reposer sa tête », aurait-il eu des goûts de luxe, dès sa naissance? Comment une étable (plus chaude que n’importe quelle hôtellerie) aurait-elle pu assombrir son humeur? revenons au texte inspiré:

Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée! (luc 2:9-13)

Comment peut-on présenter la venue de Jésus – la « lumière qui resplendit » – (Esaïe 9:2 ; Actes 9:3) comme un jour de ténèbres pour Jésus ? Jésus-Christ est lui-même la lumière:

La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. … Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme… Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie (Jean 1:5;9 ; 8:12)

Comment Jésus peut-il (seul) percevoir ce jour de gloire en ténèbres ?

… Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! (Mathieu 6:23)

Ce blasphème que même les traducteurs européens ont voulu écarter, nous tombe dans la main comme un fruit trop mûr, … mais une autre idéologie ce siècle se dissimule ici plus discrètement.

Postmodernisme: Pourquoi ce jour était-il ténèbres pour lui seulement.

Ce qui était glorieux pour « un ange du Seigneur » et encore pour « une multitude de l’armée céleste » ne l’était pas donc pas pour lui. Et ce qui est détestable pour lui, ne l’est-il pas vraiment parmi les anges? Existe-t-il des divisions dans le ciel, chacun pour soi, comme ici-bas? Le « Jésus » de Sarah Young mange le pain de ce monde post-moderne – il dissocie la vérité commune (généralement la pseudo-science des multitudes ) de sa vérité, ou des vérités subjectives propres à chacun, relatives, indépendantes et indiscutables.?

A chacun sa propre vérité, et pas de Vérité absolue …

Que penserions-vous d’une relativisation des paroles de Christ agrémentées de « personnellement je pense que…, à mon avis…, pour moi » ? Ce Jésus là n’est pas Seigneur.
La parole de Dieu nous montre que la vérité absolue existe, Jésus est

« le chemin, la vérité et la vie ».

On ne peut le dissocier de la vérité. Et c’est notre tâche d’apprendre à discerner ce qui est bon, dans l’absolu.

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Romain 12:2

Écriture automatique … ou pas ?

Les éditeurs font savoir que Sarah Young n’a pas pratiqué l’écriture automatique. Cette même accusation fut faite pour le livre « God Calling » au début du siècle dernier. Il est vrai que ce n’est pas de l’écriture automatique dans le sens classique du terme, pratiquée dans les cercles spiritistes purs et durs. Il ne s’agit pas ici d’une possession totale du médium (channel), qui écrit de manière complètement inconsciente sans diriger lui-même sa main, comme je l’ai rencontré en Inde.

Mais au bout du compte, bien que la méthode soit différente, les résultats sont identiques à ceux de l’écriture automatique :

  • On fait un exercice préparatoire:
  • on attend en silence,
  • on baisse ses barrières de protection psychologique
  • pour ensuite recevoir des messages (provenant de l’invisible) qui seraient « guidés par le Seigneur lui-même »74.

Ces messages ne sont pas seulement mauvais, et on ne peut douter une seconde de leur inspiration démoniaque. Enfin, tout comme « God Calling », le livre est séducteur en ce qu’il encourage les lecteurs à faire de même. N’est-ce pas du « channeling » à la sauce « chrétienne
» ?
Sarah Young s’est donc laissé inspirer de manière semi-consciente par des puissances démoniaques.
Ce livre n’est pas un écueil solitaire au sein d’une grande mer, il s’inscrit comme un élément parmi tant d’autres qui veulent transformer le christianisme.

E. P.



Voici l’article complet publié dans notre magazine, la Route Droite – janvier à juin 2014.

RD2014-0102.PDF

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