Historique

L’Opus Dei (Œuvre de Dieu) a été fondé en 1928 par le prêtre catholique romain espagnol Josémaria Escrivá de Balaguer y Albas (1902 – 1975). Il a obtenu un doctorat en Théologie à l’Université du Latran. Il a été nommé consulteur de deux congrégations vaticanes, membre honoraire de l’Académie Pontificale de Théologie et prélat d’honneur du Pape1. Il a fait une entorse à sa « modestie » en sollicitant du Général Franco le titre de marquis de Peralta qu’il a obtenu en 19682. Il est l’auteur du livre « Chemin » (1934), composé de 999 maximes, qui est la clé de voûte de l’idéologie du mouvement3. L’ouvrage a été publié à près de 4.500.000 exemplaires en 43 langues4.

Josémaria Escrivá attribue la fondation de l’Opus Dei à une « révélation » divine reçue le 2 octobre 1928 :

« Il y a trois ans jour pour jour que, dans le couvent des missionnaires de saint Vincent de Paul, je mis un certain ordre dans les notes éparses que je prenais jusqu’alors (j’ai reçu à ce moment l’illumination sur l’ensemble de l’Œuvre pendant que je lisais ces papiers. Ému, je me suis agenouillé – j’étais seul dans ma chambre, entre deux causeries, – j’ai remercié le Seigneur et je me rappelle avec émotion le carillon des cloches de la paroisse de Notre-Dame des Anges). Depuis ce jour-là, l’âne galeux s’est rendu compte de la belle et lourde charge que le Seigneur, dans sa bonté inexplicable, avait mise sur ses épaules. Ce jour-là, le Seigneur a fondé son Œuvre : dès lors, j’ai commencé à fréquenter des laïcs, étudiants ou non, mais jeunes. Et à former des groupes. Et à prier et à faire prier. Et à souffrir…5« 

Le mouvement de l’Opus Dei a été approuvé par Pie XII en 1950. Le pape Jean-Paul II en a fait une prélature personnelle en 1982. Son prélat est, depuis 1994, l’évêque espagnol Javier Echevarria Rodríguez, né en 1932, ancien secrétaire du fondateur. Docteur en droit civil et en droit canonique, il est consulteur de la Congrégation pour les causes des saints et consulteur de la Congrégation pour le clergé6.

La prélature personnelle est une « circonscription ecclésiastique, prévue par le Concile Vatican II, décret «Presbyterorum ordinis» et par le Droit Canonique pour permettre de mener à bien des tâches pastorales particulières. Elle n’est pas circonscrite à un territoire comme les diocèses »7.

« La Prélature de l’Opus Dei est une structure juridictionnelle appartenant à l’organisation pastorale et hiérarchique de l’Église. Tout comme les diocèses, les prélatures territoriales, les vicariats, les ordinariats militaires, etc., elle possède son autonomie propre et une juridiction ordinaire, qui lui permettent de réaliser sa mission au service de l’Église universelle.

C’est pourquoi elle dépend de façon immédiate et directe du Souverain Pontife, par l’intermédiaire de la Congrégation pour les évêques. Le pouvoir du prélat s’étend à tout ce qui concerne la mission spécifique de la prélature… Selon les dispositions de la loi générale de l’Église et du droit particulier de l’Opus Dei, les diacres et les prêtres incardinés dans la prélature appartiennent au clergé séculier et sont pleinement sous la juridiction du prélat » 8.

L’Opus Dei ne dépend donc pas des évêques diocésains locaux, mais directement du « pape », ce qui lui donne une liberté de manœuvre beaucoup plus grande9.

L’Opus est actuellement la seule prélature personnelle existante10. Il a été question d’attribuer le même statut à la Fraternité Saint Pie X de l’évêque Marcel Lefebvre11, mais, faute d’un accord doctrinal, le projet semble abandonné.

Le fondateur a été béatifié par Jean-Paul II en 1992 et le décret concernant les miracles attribués à son intercession a été promulgué en présence du Pape le 20 décembre 2001. Il a donc été canonisé (déclaré saint) le 6 octobre 2002 en présence d’une foule de 350 000 personnes, dont 400 cardinaux et évêques.

Statistiques et situation actuelle 12

Les effectifs mondiaux de l’Opus Dei s’élèvent à environ 90 000 membres, dont 2.051 prêtres répartis dans 61 pays. La répartition par continent est la suivante : Afrique : 1.800, Asie et Océanie : 4.800, Amérique : 29.400, Europe : 49.000.

L’Opus Dei s’est implanté en France en 1947. Ses effectifs y sont d’environ 1.900 fidèles et coopérateurs, dont 28 prêtres13. Son arrivée en Suisse date de 1956 et en Belgique de 1965. En Belgique les opusiens sont au nombre de 30014.

Il existe quatre sortes de membres dans l’Opus Dei :

  • les numéraires :
    prêtres, hommes ou femmes célibataires, qui vivent en communauté et sont les dirigeants.

  • les numéraires auxiliaires :
    des femmes15 chargées des tâches domestiques dans les centres du mouvement. Elles représentent 5% des membres.

  • les agrégés :
    Célibataires qui vivent dans leur famille. Les numéraires et les agrégés totalisent 30% des effectifs.

  • les surnuméraires :
    laïcs mariés : 65% des membres16.

  • Les coopérateurs :
    Ce sont « des catholiques, des chrétiens d’autres confessions, et des croyants d’autres religions », et même des athées. Ce sont « des hommes et des femmes qui, sans faire partie de la Prélature de l’Opus Dei, se joignent aux fidèles de la prélature pour réaliser des activités éducatives, d’assistance, de promotion culturelle et sociale »… Ils sont 164.000, principalement des femmes17.

Il nous faut encore mentionner

  • la Société sacerdotale de la Sainte-Croix
    qui comporte 4.000 associés, dont les 2.000 prêtres de l’Œuvre. Cette société s’adresse aux prêtres et diacres diocésains qui veulent vivre « selon l’ascétique propre à l’Opus Dei » et recevoir son aide spirituelle18.

Remarquons que l’Opus Dei ne comporte aucun moine, comme le roman « Da Vinci Code » (2003) et le film (2006) du même nom le laissent entendre à tort. Du reste, les membres ne prononcent pas de vœux comme les moines et les religieux19, mais des simples promesses.

Actuellement une quarantaine d’évêques catholiques sont issus de l’Opus Dei, soit à peine 1% de l’épiscopat mondial. Rappelons que le nombre des évêques est d’environ 4 50020. Deux cardinaux sur les 202 (en août 2013) du collège cardinalice appartiennent à l’Œuvre : Juan Luis Cipriani Thorne (1943), archevêque de Lima21 et Julián Herranz Casado (1930), président émérite du Conseil pontifical pour les textes législatifs22.

Par comparaison, les Jésuites sont 19.000, dont 12.700 prêtres, répartis à travers 112 pays dans le monde. Il y a cinq cardinaux jésuites23 et, bien sûr, le nouveau pape François.

Le taux de croissance du mouvement est faible et stagne à environ 650 nouveaux membres par an pour le monde24.

Au niveau financier,

« la totalité des actifs de l’Opus Dei, à savoir toutes les ressources que supposent ses ‘œuvres collectives’, tournent autour de 2,8 milliards de dollars US. La comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais la General Motors a déclaré des actifs équivalents à 455 milliards de dollars. Les actifs de l’Opus Dei ne sont pas trop impressionnants et ce, même par rapport à la moyenne catholique. En 2003, l’archevêché de Chicago a déclaré 2,5 milliards de dollars »25.

Le recrutement est souvent qualifié d’élitiste26. Les étudiants, futurs dirigeants de la société, sont particulièrement visés. Ceci est confirmé à mi-mots par le porte-parole belge de l’Opus Dei dans une interview du 1er mars 2013 à « La Libre Belgique » :

« La sanctification par le travail donne l’image d’une prélature  »élitiste », ça vous gêne, ça vous flatte ou c’est totalement erroné ?

Cette image est ‘erronée’. Dans le monde, on a eu des ministres (Espagne et G-B), sénateurs, grands patrons,… mais on a aussi des chômeurs, des agriculteurs, des personnes très modestes. Cette image-là de l’Opus Dei est méconnue, car moins visible. Nous commençons souvent notre apostolat par le milieu intellectuel, car – comme dans une entreprise – nous avons besoin de ‘cadres’ pour entrer dans la société belge (Nous soulignons). On a commencé par le milieu universitaire bilingue à Leuven en 1965 et – petit à petit – les milieux et classes sociales se diversifient. Mais nous n’avons pas ‘encore’ d’initiatives de types sociaux comme dans d’autres pays »27.

L’Opus Dei a en charge douze universités dans le monde28.

En plus, il gère de nombreuses résidences étudiantes, écoles et œuvres sociales partout dans le monde29.

L’Opus Dei a connu une époque très favorable sous le pontificat de Jean-Paul II. Elle a culminé avec la canonisation de son fondateur. Actuellement, le procès en sainteté du successeur d’Escrivá, Álvaro del Portillo y Diez de Sollano (1914-1994), est en cours à Rome.

Le pape François a approuvé le 5 juillet 2013 le décret relatif à la cause de béatification et reconnu un miracle par son intercession30.

Ce « miracle concerne la guérison instantanée d’un petit enfant chilien, José Ignacio Ureta Wilson, qui, quelques jours après sa naissance (août 2003), a subi un arrêt cardiaque de plus d’une demi-heure avec une grave hémorragie »31.

Cette reconnaissance ouvre la voie à la béatification du vénérable.

Buts et Méthodes

L’Opus Dei se présente comme « une institution de l’Église catholique fondée par saint Josémaria Escrivá de Balaguer », dont la « mission consiste à diffuser l’idée que le travail et les circonstances ordinaires sont une occasion de rencontrer Dieu, de servir les autres et de contribuer à l’amélioration de la société »32.

Escrivá a déclaré :

« Dès le départ, le seul objectif de l’Opus Dei a été celui que je viens de vous indiquer: faire en sorte qu’il y ait, au milieu du monde, des hommes et des femmes de toutes races et de toutes conditions sociales, qui s’efforcent d’aimer et de servir Dieu et leurs semblables dans et par le travail ordinaire »33.

Il est difficile de qualifier de secte un mouvement catholique aussi bien inséré dans l’Église romaine. Le rapport sur les sectes des parlementaires belges34 avait pourtant fait le pas en 1997, en le taxant de « catholicisme intégral et élitiste ». L’Opus Dei avait alors réagi dans un document nommé « Quelques observations sur le travail de la commission d’enquête du Parlement belge sur les sectes »35.

En 2001, dans une communication aux chefs d’Établissement de l’Enseignement Catholique, Jacques Trouslard relevait dix caractéristiques sectaires de l’Opus Dei36 :

1. L’engagement de mineurs :

A l’insu de leur famille, certains contractent des vœux de célibat, d’obéissance et de pauvreté, quitte à utiliser, sur le conseil de leur directeur ecclésiastique ou de leur supérieur laïc, le mensonge en cas de questions des parents.

2. L’endoctrinement:

Il est systématique à partir d’un régime de prières intensif, de retraites, de conférences, de lectures qui proviennent exclusivement de l’Opus Dei et des écrits du fondateur. Or cette technique s’apparente, mutatis mutandis, à la technique cognitive et coercitive de la manipulation mentale. Le procédé mène progressivement à un enfermement à l’intérieur du groupe. Il est encore aggravé par la confession régulière des membres de l’Opus Dei, numéraires ou surnuméraires, à un prêtre appartenant au groupe. Les opusiens se confient aussi régulièrement à un directeur de conscience laïc, toujours membre de l’Œuvre.

3. La rupture ou l’éloignement de la famille:

C’est dans ce domaine que les plaintes sont les plus nombreuses. Les familles déplorent de ne plus voir leurs enfants. Elles s’étonnent d’autorisations annuelles réduites à quelques jours de vacances, alors que dans les congrégations religieuses, les personnes consacrées ont droit à environ deux semaines en famille et sont autorisées à rendre visite à leurs parents tout au long de l’année.

4. Le prosélytisme exacerbé:

Chaque membre doit recruter des adeptes, tenter d’influencer ses amis. L’Œuvre cherchait aussi à attirer des enfants ou des jeunes en les invitant à participer à des activités (culturelles, sportives, etc.) sans toujours préciser, à cette époque, qu’elles étaient organisées par l’Opus Dei.

5. Les faux laïcs:

L’Opus Dei prétend être un institut de laïcs qui partagent pleinement les conditions de la vie « extérieure ». Mais ces laïcs pratiquent en réalité une discipline dont l’austérité surpasse celle des congrégations contemplatives. Les conditions de vie qui sont imposées aux numéraires les séparent inévitablement des conditions normales de la vie laïque.

6. Le cléricalisme :

Les laïcs sont assujettis au pouvoir des clercs. La structure hiérarchique de l’Opus Dei, sur le plan local, régional, ou international, aboutit toujours à son sommet à un clerc. Par précaution verbale, l’Opus Dei souligne que les clercs se réservent le domaine spirituel sans interférer en aucune manière sur le plan temporel. Les membres, dit-on, sont libres et indépendants dans le choix de leurs options, alors qu’ils sont dirigés en réalité dans tous leurs faits et gestes.

7. Le professionnalisme:

L’Opus Dei développe une sorte de surestimation, d’exploitation outrancière du travail. Or, la profession ne définit pas toute la vie d’un individu. Cette exagération pose question, car pour l’Église catholique, la personne humaine ne vaut pas d’abord par ce qu’elle fait, mais par ce qu’elle est37.

8. L’aspect financier:

Dans le département de l’Aisne où est installé le château de Couvrelles, l’Opus Dei n’a pas craint de ponctionner sérieusement des agriculteurs pour construire l’école hôtelière Dosnon et rénover le château de Couvrelles. Certaines familles de membres ont, pour leur part, été très étonnées d’être sollicitées si fréquemment par leurs enfants qu’elles ne voient par ailleurs que très rarement. Le scandale de l’An-Hyp a éclaboussé le département de l’Aisne. (Cf ; L’Union : 25 et 27 juillet 1994).

9. L’infiltration:

La stratégie de l’Opus Dei vise à transformer la société en essayant de pénétrer tous les domaines de la vie économique, sociale, familiale et culturelle. Une délégation de la mairie de Soissons a protesté contre une nouvelle association de l’Opus Dei, créée à Soissons, l’A.P.P.F. (Association pour la Protection de la Famille) qui voulait « s’infiltrer et imposer son programme global » au Centre social de Chevreux.

10. Le culte du maître:

On retrouve à l’Opus Dei la domination d’un maître incontesté, craint et vénéré, que, dans d’autres groupes, on appelle un gourou. C’est l’extraordinaire dévotion au fondateur: Mgr Escrivá Balaguer. Des membres de l’Œuvre affichent dans leur chambre de magnifiques photos du fondateur, à côté d’une modeste image de la Vierge et parfois d’un petit crucifix. Souvent l’image du fondateur suffit. C’est devant lui que l’on prie en allumant une petite bougie.

Les opusiens doivent suivre un plan de vie qui laisse peu de place à la fantaisie. On trouvera la présentation grand public de ces « devoirs » par le fondateur sur le site officiel de l’Opus Dei38.

« Voici la liste des dévotions qu’un membre de l’Opus Dei doit obligatoirement accomplir. On les appelle le plus souvent normes ou encore coutumes39.

CHAQUE JOUR IL FAUT :
  • Se lever immédiatement dès que le réveil sonne (minute dite héroïque).
  • Embrasser le sol en disant serviam (je servirai).
  • Faire 30 minutes de prière le matin et 30 minutes l’après-midi (pendant lesquelles il est vivement conseillé de méditer les textes de saint Josémaria).
  • Assister à la messe et communier.
  • Rester exactement 10 minutes en prière d’action de grâce après la messe. Puis, réciter le Trium Puerorum (Le Cantique des trois enfants dans la fournaise), ainsi que le psaume 150.
  • Dans la journée, se recueillir quelques instants devant le Saint Sacrement (Visite au Saint-Sacrement).
  • Réciter l’angélus à midi.
  • Réciter un chapelet (50 Je vous salue Marie) et méditer les 15 mystères du Rosaire restants.
  • Lire pendant 10 minutes un livre de spiritualité imposé par le directeur spirituel et pendant 5 minutes le Nouveau Testament.
  • Faire un examen de conscience à midi et le soir.
  • Réciter une prière en latin réservée aux membres de l’Œuvre (Preces).
  • Prier pour les intentions du prélat.
  • Offrir une mortification pour le prélat (d’habitude, lui offrir la douche froide quotidienne).
  • Les numéraires doivent porter deux heures par jour le cilice (sorte de bracelet en fer avec des pointes) autour de la cuisse.
  • Réciter plusieurs fois par jour la prière « Souvenez-vous » à l’intention des autres membres de l’Œuvre.
  • Dans les centres, en entrant et sortant de chaque pièce, regarder l’image de la Vierge en récitant une oraison jaculatoire.
  • En entrant et sortant d’un centre, saluer l’ange gardien du centre et faire une génuflexion dans l’oratoire.
  • Respecter le temps de la nuit : la nuit, on ne peut pas discuter, téléphoner, étudier ou travailler sans la permission du directeur.
  • Dormir entre sept heures trente et huit heures par nuit.
  • Respecter trois heures de silence après le déjeuner, pendant lesquelles il faut travailler (on ne peut pas faire la sieste ou se distraire).
  • Avant de se coucher, réciter à genoux, les bras en croix, trois Je vous salue Marie en demandant la vertu de la pureté.
  • Avant de dormir, asperger son lit d’eau bénite.
  • Les femmes numéraires doivent dormir toutes les nuits sur une planche avec une couverture pliée en guise de matelas (jusqu’à l’âge de 40 ans), les hommes en sont exemptés.
  • Porter sur soi le scapulaire.

CHAQUE SEMAINE, IL FAUT :

  • Assister à la méditation : prédication d’un prêtre de l’Œuvre réservée aux membres de l’Œuvre. Elle a lieu dans l’oratoire (la chapelle du centre) dans le noir : à l’exception de la bougie qui éclaire le tabernacle et d’une petite lampe sur la table du prédicateur qui projette des ombres spéciales sur son visage.
  • Assister au Cercle, causerie d’un laïc réservée aux membres de l’Œuvre. Le Cercle comprend toujours : le commentaire de l’évangile du jour, l’approfondissement d’une norme du plan de vie, et un sujet en rapport avec l’esprit de l’Œuvre. Ces sujets sont proposés par la Commission régionale et accompagnés d’indications précises sur le contenu et la forme à suivre. Pendant le Cercle, on ne peut croiser les jambes. Il est bien vu aussi de s’accuser publiquement et à genoux de l’une de ses fautes (après en avoir parlé avec le directeur) et de recevoir à ce titre une pénitence symbolique.
  • Se confesser avec le prêtre désigné.
  • Faire l’entretien fraternel ou confidence, c’est-à-dire parler au directeur spirituel laïc désigné, lui rendre compte de ce qui s’est passé durant la semaine (accomplissement minutieux de toutes les normes, points de lutte, échecs et faiblesses, relations sociales : qui on a rencontré, pendant combien de temps, de quoi on a parlé, cette personne pourrait-t-elle avoir la vocation à l’Opus Dei ?) et enfin, recevoir du directeur, les objectifs fixés jusqu’au prochain entretien.
  • Une fois par semaine, les numéraires doivent se fouetter eux-mêmes avec des disciplines (petits fouets en corde) tout en récitant des prières.
  • Pour les numéraires hommes, dormir à même le sol une nuit par semaine. Les femmes ont droit à un dictionnaire en guise d’oreiller, car elles dorment déjà toutes les nuits sur une planche.
  • Réciter et méditer le psaume II et l’hymne Adorote devote.
  • Chaque samedi, réciter le Salve Regina et assister au Salut au Saint Sacrement.
  • Comme mortification, ne pas prendre de goûter le samedi.

CHAQUE MOIS, IL FAUT :

  • Assister à une Récollection : une journée en silence dans le recueillement avec différentes prédications du prêtre et du directeur.
  • Réciter et méditer le symbole d’Athanase.
  • Pour les numéraires, remettre au directeur sa note de frais, c’est-à-dire la liste complète des moindres dépenses (du ticket de bus au tube de dentifrice).

CHAQUE ANNÉE, IL FAUT :

  • Assister à une retraite de six jours en silence, durant laquelle il est vivement recommandé de méditer les textes de saint Josémaria.
  • Suivre un cours annuel (trois semaines pour les numéraires, une semaine pour les surnuméraires), on y apprend par cœur le Catéchisme de la Prélature de la Sainte-Croix et Opus Dei et on y reçoit différentes causeries de formation, des cours de philosophie et de théologie.
  • et un long « etc. » de dévotions qu’il faut pratiquer une fois par an, et que nous épargnons au lecteur. »

En 2009, la revue catholique progressiste « Golias Magazine » a publié le témoignage de 165 anciens membres et responsables du mouvement dénonçant ses méthodes40 :

« Les 165 signataires du témoignage décrivent les méthodes totalitaires auxquelles sont soumis les laïcs célibataires41.

1- La dépendance économique entière

L’individu qui travaille dans les structures relevant de l’Opus Dei, ne perçoit pas de salaire. Il est donc entièrement dépendant économiquement des directeurs, même pour ses menues dépenses (téléphone, déplacements, sorties, etc.). On ne saurait mieux asservir un individu.

2- L’insécurité juridique

Mais il y a pire. Aucun contrat de travail écrit ne lui est délivré ; aucun certificat n’atteste d’éventuels diplômes ou d’une activité. Tout se fait par oral. Il n’est donc pas possible de prouver son appartenance à l’Opus Dei par un document écrit. Aucune procédure ne peut donc être engagée contre l’Opus Dei devant un tribunal en cas de préjudice allégué. « Verba volant, scripta manent ». L’Opus Dei craint donc comme la peste l’écrit compromettant qui reste.

3- Le contrôle de l’individu par isolement social, voire déracinement par déplacements constants.

L’individu est progressivement écarté de sa famille et de son réseau d’amis : la participation à des événements familiaux est chichement accordée. Les relations sont sévèrement contrôlées. Des déplacements constants provoquent un déracinement, voire une désorientation pour exiger une disponibilité entière de l’individu.

4- La délation institutionnalisée, appelée correction fraternelle

Cela ne suffit pas. Il faut encore surveiller sa conduite. Au sein même de l’Opus Dei, chacun épie son prochain. Sous prétexte d’un devoir de correction fraternelle, la délation est institutionnalisée : les conduites d’autrui jugées déviantes doivent être rapportées à la direction qui dicte la procédure corrective à suivre. Aucune critique de la direction n’est tolérée. Et, quoiqu’ainsi rendues déjà difficiles par ces méthodes, les relations interpersonnelles sont étroitement contrôlées.

5- La censure de l’information

Il va de soi que toute information est soumise à une censure préalable de la direction : livres et autres médias doivent faire l’objet d’autorisation spécifique de la part de la direction. Les bibliothèques sont expurgées de tout ouvrage interdit. On songe à l’« Index librorum prohibitorum » décidé en 1559 par le Concile de Trente qui recensait les livres impies interdits aux fidèles. Émissions de télévision, films, spectacles sont a fortiori passés au crible avant d’être éventuellement permis.

6- L’exigence d’une soumission aveugle à l’autorité

Enfin, une soumission aveugle à l’autorité est exigée de l’individu ; elle caractérise ce qui est appelé « le bon esprit » par opposition « au mauvais esprit ».
La direction est seule juge du contenu de ces formules arbitraires à souhait : collégiale, elle s’organise selon une hiérarchie stricte ;
à la base, l’individu se voit imposer une double tutelle. Deux surveillants, un directeur spirituel laïc et un confesseur, l’observent au cours d’entretiens hebdomadaires, le soumettent à un interrogatoire en plus de la confession à laquelle il est astreint. Ses révélations confidentielles sont consignées par écrit à son insu et adressées à l’échelon collégial hiérarchique supérieur qui, en retour, adresse ses observations et les directives à appliquer.

On a reproché à l’Œuvre sa pratique du secret42. Il est vrai que la nouvelle constitution de 1982 ne mentionne plus cette pratique, mais les habitudes ont la vie dure et le mouvement se refuse toujours à dire si une personne est membre ou pas. C’est du moins ce qu’affirme son porte-parole belge, le prêtre Stéphane Seminckx, à la « Libre Belgique »43 :

« Y a-t-il une forme de secret autour de l’appartenance à l’Opus Dei, comme cela peut exister dans la franc-maçonnerie, où l’on ne cite pas les noms des autres membres ?

– Ce serait contradictoire, dans le sens où un membre de l’Opus Dei est appelé à témoigner de sa foi et s’afficher comme catholique et membre de l’Opus Dei. En fermant la bouche et se cachant les yeux, ce serait difficile…

Si je vous cite un nom, vous me confirmerez qu’il est membre ?

– En général non, par respect pour la vie privée je vous inviterai à lui poser la question directement. C’est à lui de décider quand et comment il souhaite en parler. »

Ajoutons pourtant que la constitution de 1982 interdit toujours aux membres de paraître publiquement en corps44 :

« [Les fidèles de la Prélature] ne participeront pas collectivement aux manifestations publiques de culte comme les processions, sans pour autant cacher qu’ils appartiennent à la Prélature » Article 89.

Qu’en est-il de la mortification pratiquée dans l’Opus Dei ? Elle est réelle et d’un autre âge selon nous. Ces paroles ahurissantes du fondateur sont révélatrices de sa spiritualité morbide45 :

« Tu me parles de Chemin. Je ne le connais pas par cœur mais il y a une phrase qui dit: bénie soit la douleur, aimée soit la douleur, sanctifiée soit la douleur, glorifiée soit la douleur. T’en souviens-tu ? J’ai écrit cela dans un hôpital, au chevet d’une mourante qui venait de recevoir l’Extrême-Onction.

J’en étais follement jaloux ! Cette dame était de haute lignée et avait joui d’une grande aisance matérielle dans sa vie. Et elle se trouvait là, sur un grabat, à l’hôpital, mourante et toute seule, sans autre compagnie que celle que je pouvais lui apporter à ce moment là, jusqu’à ce qu’elle meure.

Et elle reprenait ces mots, en les savourant, heureuse : bénie soit la douleur — elle endurait toutes les souffrances morales et physiques — aimée soit la douleur, sanctifiée soit la douleur, glorifiée soit la douleur ! La souffrance prouve bien que l’on sait aimer, que l’on a du cœur ».

On nous dit même « que saint Josémaria se servit de ces paroles plus d’une fois pour consoler des malades mourants dont il s’occupait en ces années-là (Ndr années 30), dans les hôpitaux de Madrid. »

Revenons à l’interview de Monsieur Stéphane Seminckx qui confirme à sa manière46 :

Enfin, vous l’indiquez en première page de votre site internet, l’Opus Dei pratique la mortification, ce qui signifie « s’imposer une souffrance physique pour progresser dans le domaine spirituel ». Ce genre de sacrifice corporel interpelle, même si on est loin de la caricature du film ‘Da Vinci Code’ avec le sang qui gicle sur les murs.

– Oui, dans le film, c’est absurde et n’a rien à voir avec ce que nous vivons.

Soyons concrets. Dans le livre ‘Chemin’, Escrivá demande à ses membres « d’aimer, de bénir, de sanctifier et de glorifier la douleur ! » Vous admettez que c’est difficile à comprendre quand on est extérieur à l’Œuvre ?

– Difficile à comprendre??? Que le Christ ait été condamné à mort, flagellé, couronné d’épines et crucifié ? Alors, ça fait 2.000 ans que c’est difficile à comprendre. Cette dimension de souffrance et de mort fait partie de la vie de disciple chrétien. La mortification, c’est faire mourir en soi tout ce qui est pesanteur dans sa personnalité et qui m’empêche de m’élever vers Dieu, tel que l’égoïsme, le péché. Ces actes de mortification permettent de s’identifier au Christ, au même titre que le jeûne du Carême. Je ne peux pas vivre avec le Christ si je ne souffre pas avec lui.

Concrètement, le cilice (photo ci-dessus) est une petite ceinture métallique qui pique la peau. Vous l’attachez de manière serrée – et donc douloureuse – à la cuisse. Tout le monde pratique cela ?

– Non, les surnuméraires ne font et ne vivent pas cela. Je crois même qu’ils n’ont jamais vu de cilice. Clairement, une mère de famille ne fait pas cela. Sa charge quotidienne est suffisante…

Quand utilisez-vous le cilice et comment ? Ça peut aller jusqu’à saigner ?

– On le met environ 2 heures par jour, mais c’est presque rien. Celui qui fait un régime ou du body building souffre dix fois plus que moi avec mon cilice. Ça pique juste un peu… je ne fais qu’un tout petit quelque chose de très modeste. C’est moins douloureux que pour le Christ, mais je ne cherche pas non plus à l’imiter.

Puis, il y a des coups de fouets… petit fouets, certes.

– On fait cela dans un endroit discret afin d’être en communion avec le Christ. Mais nous n’avons pas le monopole de cela. Paul VI employait un cilice. D’ailleurs, nous achetons cela à d’autres ordres. Cela ne se vend pas au Carrefour…

Vous rigolez, mais vous comprenez que ça interpelle les gens ?

– Évidemment, car la passion du Christ est un scandale pour les Juifs et une folie pour les Païens… et vu qu’il y en a beaucoup, ça reste une folie. Certains voudraient vivre et triompher avec le Christ sans mourir ou souffrir avec lui. On ne peut pas sauter les pages de la passion, comme disait le Cardinal Danneels. La mortification fait totalement partie de notre choix d’amour… comme un marié embrasse sa femme tous les jours. C’est de l’amour.

 

Enfin, vous dormez parfois par terre, sans matelas…

– C’est du même ordre, une petite mortification réservée aux numéraires. Ce n’est pas de l’héroïsme.

Étonnant quand même… Surtout quand le porte-parole du mouvement compare ces macérations à embrasser sa femme tous les jours. On voit bien qu’il est célibataire…

Justement au sujet du mariage, nous avons trouvé une « perle » d’Escrivá. Selon lui les grandes responsables de l’adultère des hommes sont leurs épouses :

« Ainsi, j’ose affirmer que les femmes sont responsables, à quatre-vingts pour cent, des infidélités de leurs maris, parce qu’elles ne savent pas les conquérir chaque jour, elles ne savent pas avoir des gestes aimables et délicats »47.

Et celles-ci dans « Chemin » :

« Le mariage est pour la troupe et non pour l’état-major du Christ… » [28]

Les femmes n’ont pas besoin d’être savantes, il suffit qu’elles soient effacées » [946]

Enfin la position d’Escrivá au sujet du nazisme a été critiquée :

Vladimir Felzmann, prêtre et ancien membre de l’Opus, rapporte une conversation avec Escrivá qui en dit long. Après avoir maintenu que le christianisme avait été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l’appui du chancelier Hitler, il ajouta :

« Hitler contre les juifs, Hitler contre les slaves, c’était Hitler contre le communisme.48 »

Evidemment l’Opus Dei réfute cette déclaration embarrassante49.

Le site de « Golias » a décrypté le vocabulaire « ésotérique » de l’Opus Dei50 :

« Le secret de l’Œuvre est présent jusque dans son langage. Le profane qui voudrait comprendre l’Opus Dei doit d’abord passer par une phase rébarbative : le décryptage d’un vocabulaire hallucinant, condition sine qua non pour trouver son chemin dans l’enchevêtrement d’un labyrinthe épouvantable. …

Academia-Residencia : Formulaire où figurent les renseignements principaux concernant la personne et sa famille. Le candidat le remplit et le remet avant l’’Admissio’. Il constitue la base du fichier des personnes qui est géré dans la Région correspondante et continuellement complété avec les indications fournies par la personne elle-même ainsi que par d’autres, éventuellement. Les renseignements personnels sont également transmis avec la photo – format passeport – à la centrale romaine.

Administration :1) La totalité des travaux domestiques des sièges et des centres, c’est-à-dire, concrètement, l’assistance pour les oratoires, les services de la porte et du téléphone, la propreté des pièces, l’intendance et le linge. 2) Les groupes de personnes qui exécutent des travaux dans un centre : a) administration extraordinaire : les femmes célibataires de l’Opus Dei, qui s’occupent des travaux domestiques dans les centres masculins, mais n’y habitent pas ; b) administration ordinaire : les femmes célibataires de l’Opus Dei qui s’occupent des travaux domestiques dans les centres masculins où elles habitent, mais dans un lieu strictement séparé.

Admissio :Simple admission comme membre (à dix-sept ans au plus tôt). Le candidat et la prélature signent un contrat. Le nouveau membre s’engage, entre autres, à vivre selon l’esprit et la pratique de l’Opus Dei et à être actif au point de vue apostolique. La prélature s’engage à garantir au membre une formation continue au point de vue théologique, une formation spirituelle et une discipline en matière d’ascèse, ainsi qu’à lui garantir un encadrement pastoral spécifique par des prêtres de la prélature. …

Âne : Symbole populaire au sein de l’Opus Dei. Egalement, mascotte dans les centres. Animal préféré de Josémaria Escriva, parce qu’il est toujours heureux de faire ce que son maître lui demande.

Aspirant : Le jeune, à partir de quatorze ans et demi, qui a été désigné en tant que numéraire (célibataire) ou agrégé (célibataire) et qui veut être accepté à l’Opus Dei, exprime sa demande dans une lettre adressée au vicaire régional. Ensuite, il est intégré par le programme de la formation initiale dans la vie interne de l’Opus Dei, sans appartenir juridiquement à l’Œuvre (voir aussi Société sacerdotale de la Sainte-Croix).

Baiser le sol : Exercice religieux qui trouve son origine directement dans l’esprit de l’Opus Dei et qui est à accomplir immédiatement après s’être levé le matin et en d’autres occasions (par exemple : les Preces51 quotidiens, ou au cours du Cercle hebdomadaire) avec la prière Servian (Je veux servir).

Caeremoniale : Écrit qui fixe le déroulement de certaines actions (par exemple les Preces, le déroulement d’un Cercle, l’établissement d’une Liste de Joseph).

Canard : Symbole populaire au sein de l’Opus Dei. Un des animaux préférés de Josémaria Escrivá parce qu’il saute dans l’eau sans faire attention. Les membres de l’Opus Dei doivent agir ainsi pour recruter des membres.

Candidat siffleur : Nom qui se trouve sur la liste de Saint Joseph.

Canziones : Chants, généralement espagnols, de l’Opus Dei pour recruter des membres, que les enfants du club ou les candidats siffleurs (= aspirants de l’Opus Dei) apprennent déjà.

Catecismo : Catéchisme de l’Opus Dei. Instrument de formation, avec questions et réponses. Occasionnellement modifié, il est gardé scrupuleusement sous clef. Il est interdit de prendre des notes à partir du catéchisme.

Ceinture de pénitence : Ruban métallique, muni d’épines dirigées vers l’intérieur, attaché au haut de la cuisse. Les numéraires et les agrégés (soit la moitié environ des effectifs de l’Opus Dei) doivent le porter quotidiennement pendant au moins deux heures. Information qui dément les propos de l’Opus Dei selon lesquels les instruments de pénitence ne jouent qu’un rôle minime et ne sont utilisés que par une minorité des membres de l’Œuvre. …

Charla Fraterna : Explication hebdomadaire d’un membre avec son responsable spirituel.

Charla Periodica : Explication occasionnelle d’un membre avec un prêtre de l’Opus Dei. …

Cinq mille kilomètres : La distance qui, selon Josémaria Escrivá, devrait séparer ses fils et ses filles (les sections masculines et féminines, ou la Résidence et l’Administration) dans une même famille de l’Opus Dei. …

Confidencia : Confession des membres au sein de la Charta Materma.

Correctio fraterna : Réprimande adressée à un membre par un autre témoin d’un manquement de la personne réprimandée contre l’esprit de l’Œuvre. Cette admonestation est précédée, la plupart du temps, d’une consultation auprès d’un supérieur.

Cours annuel : Remplace les vacances annuelles. Il est d’une durée de trois semaines consacrées à la formation en philosophie, théologie et psychologie.

Cronica : Revue interne des responsables, qui n’est accessible directement qu’aux numéraires et qui doit être gardée sous clef par les directeurs des centres.

Cuadernos : Œuvre, en neuf volumes, avec les instructions concernant la vie intérieure, également gardée sous clef. …

Esprit et pieuses habitudes : Écrit en latin (De spiritu et de pius servandis consueiudinibus) avec de brefs paragraphes concernant la vie interne de l’Opus Dei. Trouve ses origines dans les Constitutions. À garder scrupuleusement sous clef.

Examen particulier : Le point que fixe le directeur spirituel lors de la Charla Fraterna et pour lequel la personne concernée doit fournir un effort particulier dans la semaine qui suit. …

Famille : Communauté de l’Opus Dei. A débuté en 1932 avec le père de Josémaria Escrivá, la grand-mère (abuela) Dolores, la tante (tia) Carmen et Santiago qui vivaient ensemble. Elle a plus d’importance que la famille de sang respective des enfants (= membres de l’Opus Dei). Les organisations de type secte aiment s’appeler « famille ».

Fidelitas : Promesse d’appartenir à vie à l’Opus Dei et admission juridiquement définitive, possible à l’âge de vingt-trois ans au plus tôt. La promesse est faite par des numéraires et des agrégés, les surnuméraires ne sont que rarement admis. En plus du contrat général à vie (comparer également Admissio et Oblatio), les candidats à la Fidelitas font encore une promesse spéciale par laquelle ils s’engagent :

1) à éviter tout ce qui pourrait nuire à l’Œuvre ;
2) à exercer la correction fraternelle ;
3) à être encore plus fidèles à l’égard de l’enseignement de l’Église et de l’esprit de l’Opus Dei.

Fouet : Fouet à cinq bouts pourvus de nœuds (obligatoire pour les hommes) ou fait de cordes en nylon auxquelles on a attaché de grosses et lourdes boules pourvues d’épines (obligatoire pour les femmes). Est utilisé par les numéraires et agrégés le samedi, pour une durée correspondant au Salve Regina ou Regina Coeli.

Glosas : Instructions en cinq volumes, décorés avec cinq couleurs distinctes, pour la formation des candidats entrant à l’Opus Dei. Pour ceux qui sont admis à la Société sacerdotale de la Sainte-Croix (brun clair) ; pour les laïcs célibataires à Saint-Michel, numéraires (rouge) ; agrégés (bleu) ; pour les mariés, à Saint-Gabriel (bleu foncé) ; pour les jeunes, à Saint-Raphaël (brun). À garder scrupuleusement sous clef. …

Habitudes  : Exercices spirituels dans le déroulement d’une journée. À distinguer des normes (voir Esprit et pieuses habitudes).

Index : Index librorum prohibitorum. Liste de livres interdits établie par le Saint-Siège – avec punition de l’Église – introduite en 1559 et abolie en 1966. Continue à être d’application au sein de l’Opus Dei, et de manière plus sévère : plus de mille titres (par exemple : Küng, Luther, Lessing, Brecht, Pasternak) auxquels de nouveaux viennent sans cesse s’ajouter. Classification : 1) pas d’objection ; 2) uniquement permis dans le cadre d’une formation doctrinale préparatoire ; 3) tombe sous l’interdiction interne ; 4) tombe sous l’interdiction morale générale.

Inscrito/Inscrita : En espagnol : inscrit/inscrite. Numéraire qui, en plus d’un contrat normal, se lie à la prélature par un contrat supplémentaire et qualifié pour les tâches de direction. Pas mentionné dans les statuts mais dans les écrits internes (par exemple, Vademecum). Les noms des inscrits sont inconnus de la plupart des membres de l’Opus Dei.

Jour de veille : Un jour par semaine pendant lequel chaque membre de l’Opus Dei consacre une attention toute particulière à sa prière ainsi qu’à la réalisation de l’esprit opusdéiste, des normes et des habitudes envers lui-même et les autres (voir Correctio fraterna). Comprend le Sleeping.

Lanterne rouge : La dernière personne à être devenue membre d’un centre porte la lanterne rouge de manière symbolique et la transmet dès qu’un nouveau membre est recruté.

Lettre : Demande d’admission que le candidat siffleur (ou la candidate siffleur) adresse par lettre recommandée, à l’âge de seize ans et demi au plus tôt, à son ordinaire compétent à la prélature. Celui qui veut devenir numéraire ou agrégé écrit la lettre au prélat ; les futurs surnuméraires l’adressent au vicaire général compétent. …

Liste de Saint Joseph : Liste des candidats siffleurs possibles, qui est établie au Centre le dix-huit mars de chaque année (la veille de la fête de Saint Joseph et de la fête du fondateur Josémaria Escrivá) et qui est gardée sous clef. Durant une année, on essaye de recruter des candidats pour l’Opus Dei et, le dix-huit mars de l’année suivante, l’enveloppe contenant la liste de Saint Joseph est ouverte. Les recruteurs efficaces seront mis à l’honneur. Souvent, il existe trois listes différentes, selon les trois groupes de membres. …

Minute héroïque : Se lever tout de suite le matin, immédiatement après que la sonnette (du réveil-matin) ait retenti.

Mortification : a) Mortification obligatoire : par exemple, le fouet et le cilice ; dormir sur un lit blanc (uniquement pour les femmes numéraires) ; minute héroïque ; pas de sieste.

b) Mortification volontaire : par exemple, être gentil ; le matin, une douche froide ; pas de bain dans une baignoire ; être assis sur une chaise sans s’appuyer ; pas de tartine beurrée. …

Noticias : Revue interne de la section féminine de l’Opus Dei, qui est gardée sous clef. …

Oblatio : Renouvellement annuel des liens contractuels avec l’Opus Dei. En règle générale, cinq fois jusqu’à la Fidelitas. La promesse faite lors de l’incorporation (Admissio) est renouvelée. …

Obras : Revue interne de l’Opus Dei, qui est gardée sous clef. …

Pêche : De l’espagnol : pesca. Recrutement de nouveaux membres (voir Canziones).

Piothèque : La bibliothèque fermée à clef dans un centre de l’Opus Dei. …

Preces : Prière de la famille de l’Opus Dei, obligatoire sauf pour les non-membres. Elle contient des demandes adressées à Marie, Joseph et les anges, pour le pape, pour l’évêque. Pour les bienfaiteurs de l’Opus Dei et pour le fondateur. Les Preces, et quelques autres prières, ne doivent être accomplies qu’en latin, et avec la prononciation romaine. …

Saint-Gabriel : Œuvre de l’Opus Dei pour les gens mariés qui veulent être acceptés dans les rangs de l’organisation.

Saint-Michel : Œuvre de l’Opus Dei pour les célibataires qui veulent être acceptés.

Saint-Raphaël : Œuvre de l’Opus Dei pour les enfants et les jeunes qui veulent être acceptés. …

Séminaire des siffleurs : Réunions spéciales pour non-membres prêts à entrer dans l’Opus Dei.

Siffler : Entrer à l’Opus Dei. …

Sleeping : Repos nocturne sur le plancher au moins une fois par semaine. Les numéraires féminins qui dorment dans un lit renoncent, une fois par semaine, à leur oreiller, ou le remplacent par un livre.

Vademecum : Guide. Écrit en sept volumes, établi en différentes couleurs avec des indications précises et pratiques pour la vie quotidienne à l’Opus Dei. Les dispositions d’application des Statuts et d’Esprit et pieuses habitudes sont à garder scrupuleusement sous clef. La première version a été écrite par Josémaria Escrivá, mais elle a été retravaillée pour la prélature personnelle : De publicationes internas (rouge) ; De los consejos locales (bleu foncé) ; Del apostolado de la opinion publica (orange) ; De liturgia (bordeaux) ; De sacerdotes (violet) ; De las Fedes de los Centros (vert) ; De Ceremonias Liturgicas (gris). » …

Divers : Et le Da Vinci Code ?

Le Da Vinci Code est un roman écrit par Dan Brown en 2003 et adapté au cinéma par Ron Howard en 200652. Il s’agit d’une œuvre qui présente un Opus Dei et un christianisme de pure fiction.

Nous partageons avec quelques nuances les cinq points de réplique de l’Œuvre à ce sujet;

« En résumé voici les principaux problèmes concernant Da Vinci Code :

1. Il s’en prend à l’Église catholique et à ce qu’elle croit sur Jésus-Christ, à la Bible, et à l’autorité de l’Église.
2. Il prétend être parfaitement précis et basé sur des faits, ce qui est faux.

3. Il réécrit et donne une interprétation erronée de l’histoire séculaire de l’Église.
4. Il met en exergue des idées néo-gnostiques, féministes radicales.

5. Il propage une attitude indifférente et relativiste envers la vérité et la religion. »53

Finalement l’Opus Dei a profité du Da Vinci Code pour renforcer sa communication. Le « Figaro Magazine » affirmait en 2007 que

« le site internet de l’Œuvre en France recevait une moyenne de 7.000 visites par mois avant 2004 ; il en affiche aujourd’hui 21.000. Le site mondial en décomptait 1 million en 2005 ; pour chacun des trois premiers mois de 2006, cette moyenne est passée à 13 millions ».54

L’affaire Catherine Tissier

A l’issue du procès, la justice a donc ordonné la publication du communiqué suivant dans les journaux « Le Figaro » et « La Croix » :

« Par arrêt du 26 mars 2013, la Cour d’Appel de Paris a condamné l’ACUT à une amende de 75.000 €, Madame BARDON DE SEGONZAC et Madame DUHAIL, responsables de l’École Technique Hôtelière de Dosnon et du Centre International de Rencontres de Couvrelles (Aisne), à une amende de 3.000 € chacune pour travail dissimulé en ayant fait une exploitation abusive du travail bénévole de membres de l’Opus Dei et pour rétribution contraire à la dignité en ayant profité du jeune âge et de la situation de dépendance de ses pensionnaires, élèves ou stagiaires, ainsi que de la vulnérabilité d’une numéraire auxiliaire (Catherine Tissier) pour rémunérer insuffisamment ou se passer de rémunérer leur travail. »

Les personnes qui veulent consulter l’integralité de l’arrêt de la Cour d’Appel peuvent le consulter sur internet55 :

Massimo Introvigne, directeur du Centro Studi sulle Nuove Religioni – CESNUR), affirmait en septembre 2011 que le seul lien existant entre l’école Dosnon et l’Opus Dei consiste en l’assistance spirituelle. Autrement dit l’Opus Dei fournirait un service d’aumônerie à l’école hôtelière sans plus56.

C’est également la thèse officielle du mouvement :

« L’appartenance de Catherine Tissier à l’Opus Dei jusqu’en 2001 et la prise en charge de l’aumônerie de l’école Dosnon par cette institution de l’Eglise Catholique ont suffi à certains pour considérer qu’elle était partie prenante dans ce procès »57.

Quelques remarques nuancent cette opinion :

1. L’arrêt de la Cour d’Appel déclare que les protagonistes de l’affaire sont ou étaient membres de l’Opus Dei58

2. D’après la parution du jugement ci-dessus dans la presse Madame BARDON DE SEGONZAC et Madame DUHAIL, sont les responsables de l’École Technique Hôtelière de Dosnon et du Centre International de Rencontres de Couvrelles, abrités dans le même château.

3. Un ancien professeur de l’école, ex-numéraire auxiliaire, a indiqué au procès en appel que l’école avait été créée pour pallier le manque de personnel du Centre de Rencontres59

4. Le château de Couvrelles, est répertorié comme appartenant à l’Opus Dei dans la carte de ses établissements qui proposent des activités de formation spirituelle60

5. L’opusien Henri Mondion déclare sur son site que l’ancien prélat de l’Œuvre, Alvaro del Portillo (+ 1994) a séjourné à Couvrelles en 1986 et qu’il l’y a rencontré61. Quand on sait que l’école hôtelière et le centre de Couvrelles de l’Opus Dei sont dans le même château et que les élèves de l’école font leurs « stages » dans le centre, comment croire qu’il n’existe qu’un lien d’ordre spirituel.

6. Il est connu que l’Opus Dei utilise des sociétés écrans62. Ne serait-il pas possible que l’Association de Culture Universitaire et Technique (ACUT) qui gère l’école Dosnon, soit l’une d’entre elles ?

7. Sur le site d’information du CIDE, l’école hôtelière Dosnon est présentée comme une institution catholique dépendant de la Prélature de l’Opus Dei63.

Le moins qu’on puisse dire est que l’ACUT et l’école hôtelière sont proches de l’Opus Dei64.

Les personnes concernées se sont pourvues en cassation65. Donc l’affaire est à suivre.

Dans son dépliant « Chercher Dieu dans la vie ordinaire »66, l’Opus affirme que l’âge de 18 ans est requis pour s’engager :

« Lorsque leur décision a mûri suffisamment, elles (les personnes) peuvent demander à être admises. Dix-huit mois plus tard, si elles ont toujours la ferme conviction que leur place est là, elles peuvent s’engager dans l’Opus Dei. L’âge minimal pour prendre cet engagement est de 18 ans. Il doit ensuite être renouvelé chaque année pendant au moins cinq ans, avant de pouvoir devenir un engagement à vie. »

Pourtant, en 1987, Catherine Tissier s’est engagée dans l’Œuvre par les promesses d’obéissance, de pauvreté et de chasteté avant l’âge de 16 ans67. On peut quand même se demander si elle était assez mature pour faire de telles promesses en toute connaissance de cause.


Conclusion

En conclusion on peut citer les critères de discernement d’une secte élaborés par le Vatican68 :

Les 11 caractéristiques des mouvements religieux destructifs selon le Vatican

Caractéristique n° 1 : Un processus subtil d’introduction du converti et (une) découverte progressive de ses véritables interlocuteurs ; ainsi que l’approche générale basée sur la tromperie et la séduction.

Caractéristique n° 2 : Utilisation de techniques de domination : « matraquage d’amour » (« love-bombing »), etc.

Caractéristique n° 3 Réponses toutes faites… on force quelquefois la décision des recrues.

Caractéristiques n° 4  et 5 : Usage de la flatterie et contrôle grâce à la distribution d’argent, de médicaments.

Caractéristique n° 6 : Exigence d’un abandon inconditionnel au fondateur, au leader.

Caractéristique n° 7 : Utilisation de l’isolement : contrôle du processus rationnel de pensée, élimination de toute information ou influence extérieure (famille, amis, journaux, … etc.) qui pourrait briser la fascination et le processus d’assimilation des sentiments, des attitudes et des modèles de comportement.

Caractéristique n° 8 : Détournement des recrues de leur vie passée, insistance sur les comportements passés déviants, comme l’usage de la drogue, les méfaits sexuels ; moquerie du sujet, des troubles psychiques, du manque de relations sociales, etc.

Caractéristique n° 9 : Méthodes d’altération de la conscience conduisant à des perturbations de la connaissance (« bombardement intellectuel »), utilisation de clichés inhibant la réflexion, systèmes logiques clos, limitation de la pensée.

Caractéristique n° 10 : Maintien des recrues dans un état d’occupation continue, en ne les laissant jamais seules ; exhortation et formation continuelles dans le but d’arriver à un état d’exaltation spirituelle, de conscience émoussée, de soumission automatique aux directives ; écraser la résistance et la négativité.

Caractéristique n° 11 : Forte concentration sur le leader ; certains groupes peuvent même diminuer le rôle du Christ en faveur du fondateur (dans le cas de « sectes chrétiennes »).

Il convient évidemment d’appliquer ces caractéristiques également aux mouvements catholiques eux-mêmes, y compris à l’Opus Dei. Nous avons produit quelques opinions de différentes personnes qui permettront à chacun de se faire une idée.

En terminant, voici les quatre directives du cardinal Hume, archevêque catholique de Westminster à l’Opus Dei en décembre 1981 pour son diocèse :

1. Aucune personne âgée de moins de 18 ans ne doit être autorisée à prononcer de vœux ou à prendre des engagements à long terme, en relation avec l’Opus Dei ;

2. Il est essentiel que les jeunes qui désirent entrer dans l’Opus Dei s’en ouvrent à leurs parents ou à leurs tuteurs légaux. Si, par exception, il existe des raisons fondées pour que l’on n’entre pas en contact avec leurs familles, ces raisons doivent, dans tous les cas, être débattues avec l’évêque local ou son délégué ;

3. S’il est admis que ceux qui adhèrent à l’Opus Dei prennent les devoirs et les responsabilités propres aux membres, il faut bien veiller à respecter la liberté de l’individu ; tout d’abord la liberté, pour l’individu, d’adhérer à l’organisation ou de la quitter sans que s’exerce une pression indue ; la liberté, pour l’individu, à quelque étape que ce soit, de choisir son propre directeur spirituel, que ce directeur soit ou non membre de l’Opus Dei ;

4. Les initiatives et les activités de l’Opus Dei dans le diocèse de Westminster doivent porter la claire indication qu’elles sont patronnées et dirigées par lui.

Je suis convaincu que ces quatre directives ne gêneront nullement l’Opus Dei dans son travail apostolique mais l’aideront à adapter sa spiritualité à nos traditions. »

Nous recommandons quatre sites internet aux personnes qui veulent aller plus loin au sujet de l’Opus Dei :

Sites favorables :

  • Site de l’Opus Dei en français opusdei.fr
  • Site consacré au fondateur fr.josemariaescriva.info

Sites défavorables :

  • Site internet d’anciens membres opuslibre.free.fr
  • Opus Dei info, une mine de documents opus-info.org

Jacques LEMAIRE

Jacques LEMAIRE est né en 1950.
Il a étudié la théologie dans l’Église catholique romaine, où il se destinait à la vie monastique. Il s’est converti en 1971. Il est pasteur de l’Assemblée Chrétienne de Courcelles (Belgique), qu’il a fondée en 1980 avec son épouse Danièle BRACQ. Il se consacre à l’enseignement biblique. Il est en outre membre du comité directeur de Vigi-Sectes, directeur du Centre de Formation Chrétienne et il collabore à la formation de pasteurs et de responsables d’Églises locales.

1 viechretienne.catholique.org/saints/33909-saint-josemaria-escriva-de-balaguer

2 culture-et-foi.com/critique/edith_richard_opusdei_canonisation.htm

3 vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021006_escriva_fr.html

4 fr.escrivaworks.org/book/chemin.htm

5 fr.wikipedia.org/wiki/Josemaía_Escrivá_de_Balaguer

6 fr.wikipedia.org/wiki/Javier_Echevarría_Rodríguez

7 eglise.catholique.fr/ressource-annuaires/lexique/definition.html

8 opusdei.fr/art.php?p=12472

9 atheisme.org/opus.html

10 opusdei.fr/art.php?p=25495

11 benoit-et-moi.fr/2012%20%28II%29/045500a02d0f3c31a/045500a0730809002.html

12 Sauf indication contraire ces statistiques sont tirées du site de l’Opus Dei : opusdei.fr/

13 opusdeifrance.com/lopus-dei-en-bref/

14 lalibre.be/light/societe/l-opus-dei-oorigine-recrutement-et-organisation-12-

51b8fa0ae4b0de6db9c9de01

15 besoindesavoir.com/article/617923/opus-dei-armee-secrete-pape

16 lalibre.be/light/societe/l-opus-dei-origine-recrutement-et-organisation-12-

51b8fa0ae4b0de6db9c9de01

17 zenit.org/fr/articles/l-opus-dei-au-dela-des-mythes-enquete-du-vaticaniste-john-l-allen

18 fr.josemariaescriva.info/article/la-societe-sacerdotale-de-la-sainte-croix

19 fr.be.opusdei.org/art.php?p=37142

20 zenit.org/fr/articles/l-opus-dei-au-dela-des-mythes-enquete-du-vaticaniste-john-l-allen

21 fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Luis_Cipriani_Thorne

22 fr.wikipedia.org/wiki/Julián_Herranz_Casado

23 fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_de_J%C3%A9sus

24 zenit.org/fr/articles/l-opus-dei-au-dela-des-mythes-enquete-du-vaticaniste-john-l-allen

25 idem

26 prevensectes.com/opus14.htm

27 lalibre.be/light/societe/l-opus-dei-origine-recrutement-et-organisation-12-

51b8fa0ae4b0de6db9c9de01

28 L’université de Navarre, à Pampelune, fondée en 1952 (le campus comprend 20 facultés et une clinique universitaire); L’université internationale de Catalogne à Barcelone ; L’IESE Business School (1952) à Barcelone qui dépend de l’université de Navarre.; L’université pontificale de la Sainte-Croix à Rome; L’université Campus Bio-Medico à Rome ; Le Lexington College à Chicago ; L’université de Piura à Piura (Pérou) ; L’université Strathmore à Nairobi ; L’université panaméricaine à Mexico ; L’université de La Sabana, à Chia, en Colombie; L’université des Andes, à Santiago, au Chili; L’université Monteavila, à Caracas fr.wikipedia.org/wiki/Opus_Dei#Universit.C3.A9s

29 opusdei.fr/art.php?p=12046

30 fr.wikipedia.org/wiki/Álvaro_del_Portillo

31 zenit.org/fr/articles/opus-dei-mgr-alvaro-del-portillo-bientot-beatifie

32 opusdei.fr/

33 fr.josemariaescriva.info/article/l27objectif-de-l27opus-dei

34 dekamer.be/FLWB/pdf/49/0313/49K0313008.pdf

35 prevensectes.com/rev0804.htm#15

36 opus-info.org/index.php?title=

Controverse_entre_Jacques_Trouslard_et_Dominique_Letourneau

37 La théologie de Jacques Trouslard est-elle vraiement catholique? Le salut par les œuvres indique plutôt le contraire.

38 opusdei.fr/art.php?p=17444

39 opus-info.org/index.php?title=Plan_de_vie

40 Golias Magazine N° 129, novembre/décembre 2009, bimestriel.

41 agoravox.fr/tribune-libre/article/les-methodes-totalitaires-de-l-67682

42 fr.wikipedia.org/wiki/Opus_Dei#Question_du_secret

43 lalibre.be/light/societe/l-opus-dei-origine-recrutement-et-organisation-12-51b8fa0ae4b0de6db9c9de01

44 monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804

45 fr.josemariaescriva.info/article/opus-dei-fondateur-benie-soit-la-douleur

46 lalibre.be/light/societe/l-opus-dei-influence-financement-secrets-et-sacrifices-corporels-22-51b8fa15e4b0de6db9c9dfde

47 fr.josemariaescriva.info/article/opus-dei-fondateur-st-josemaria-escriva-questions-sur-le-mariage

48 monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804

49 fr.josemariaescriva.info/article/que-pensait-escriva-d92hitler-et-du-nazisme3f

50 golias-news.fr/article855.html

51 Les Preces, (Preca au singulier), sont des chants propres à la messe hispanique, qui se récitent seulement lors du Carême avec un caractère pénitentiel. Elles ont une forme de litanie à laquelle l’on répond avec une petite acclamation ; habituellement, Miserere Nobis.

52 fr.wikipedia.org/wiki/Da_Vinci_Code

53 fr.be.opusdei.org/art.php?p=12414‎ ; opusdei.fr/art.php?p=12417

54 lefigaro.fr/lefigaromagazine/2006/04/21/01006-20060421ARTMAG90512-

l_opus_et_le_da_vinci_code.php

55 Arrêt_de_la_Cour_d’Appel_de_Paris_condamnant_les_représentants_de_l’Opus_Dei_ dans_l’affaire_d’une_numéraire_auxiliaire.pdf

56 zenit.org/fr/articles/france-proces-contre-l-opus-dei-une-instrumentalisation

57 opusdei.fr/art.php?p=45419

58 Arrêt_de_la_Cour_d’Appel_de_Paris_condamnant_les_représentants_de_l’Opus_Dei_dans_l’affaire_ d’une_numéraire_auxiliaire, p 19

59Arrêt_de_la_Cour_d’Appel_de_Paris_condamnant_les_représentants_de_l’Opus_Dei_dans_l’affaire_d’une_numéraire_auxiliaire, p 19

60 ..https://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid= 107357370250982573662.0004569f9bda38e90ab39&z=6

61 henri.mondion.free.fr/index.php/2013/07/05/don-alvaro-bienheureux-jean-paul-ii-et-jean-xxiii-canonises/

62 monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804

63 enseignement-prive.fr/lycee-enseignement-professionnel/242-ecole-technique-d-hotellerie-dosnon.php

64 lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/26/97001-20130326FIL www00576-l-asso-proche-de-l-opus-dei-condamnee.php

65 opusdei.fr/art.php?p=52833

66 multimedia.opusdei.org/pdf/fr/tract_opus_dei.pdf

67Arrêt_de_la_Cour_d’Appel_de_Paris_condamnant_les_représentants_de_l’Opus_Dei_dans_l’affaire_d’une_numéraire_auxiliaire, p 14 et 16

68 opuslibre.free.fr/v/spip.php?article27

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