Le professeur HUGH NIBLEY, grand savant ... ou piètre amateur ?
Le site mormon IDUMEA est peu sérieux et il semble que ses responsables ne soient pas toujours au courant de certains faits. Il s’acharne contre Dee Jay Nelson, un personnage ambigü ainsi que sur le couple Tanner, d’anciens mormons devenus protestants et dont la vie est consacrée à explorer le mormonisme à des fins apologétiques. Nelson, un égyptologue amateur du Montana, mormon de surcroît sera contacté par Hugh Nibley afin de traduire les papyri égyptiens revenant dans le livre d’Abraham. Il est important en effet de savoir que l’Église mormone et son bouillant défenseur Nibley sont ceux qui ont appelé Nelson à la rescousse. Ce dernier a dissimulé le fait qu’il n’avait aucun titre académique ce qui ne l’empêchait pas de traduire les hiéroglyphes assez correctement. Hier comme aujourd’hui, l’Église mormone ne tarit pas de louanges sur Hugh Nibley qu’elle considère comme l’un des meilleurs égyptologues dans le monde :
« Aujourd’hui, les papyri sont dans les mains d’un des meilleurs
égyptologues qualifiés du monde, un des premiers savants de l’Église qui a démontré
sur une base intellectuelle les capacités de Joseph Smith dans les études linguistiques
»
( Deseret News, 27-12-1967.)
Dans une lettre datée du 27 juin 1967, Nibley va admettre beaucoup de choses ! A contrario de ce qu’affirme son Église, il n’est lui aussi qu’un petit amateur :
« Je ne me considère pas du tout comme étant moi-même un égyptologue
»
( Lettre émanant de l’Université Brigham Young, 27 juin 1967.)
Si vous le désirez, nous pouvons vous envoyer une copie de la dite lettre ! (Christian Piette, 90 rue de Nivelles B-7160 Godarville.)
En 1968, Nibley réitère son affirmation :
« Cet écrivain(lui) ne se considère pas du tout comme étant
un égyptologue »
(Improvement Era, août 1968, page 56.)
Le 20 mai 1968, il admet ce qui suit lors d’une conférence publique à l’Université d’Utah :
« … je ferais trop de fautes … je n’ai étudié l’égyptologie qu’une seule année avec le Docteur Wilson »
Il prend alors l’initiative de contacter Nelson, mormon à l’époque afin d’être aidé dans la traduction :
« … en fait, vous devriez être énormément utile à l’Église
… car il y a des clans qui à Salt Lake hurlent pour que la P.D.G.P s’écroule
».
(Lettre du 27 juin 1967.)
Voyons maintenant la réaction de l’Université Brigham Young, l’antre du grand savoir mormon :
« La publication des papyri égyptiens appartenant à Joseph
Smith a commencé à porter ses fruits … c’est une pièce consciencieuse de travail
pour laquelle les saints des derniers jours doivent une dette de reconnaissance
envers Dee Jay Nelson … c’est une courageuse et consciencieuse pièce de travail
… Nelson a été prudent et a consulté des savants de haut rang lorsqu’il avait
lui-même des doutes. Il a fait le premier pas dans une approche sérieuse de
l’étude des fac-similés de la PDGP, procurant aux étudiants une traduction fiable
et utile des papyri disponibles , autrefois propriété de Joseph Smith »
(BYU
Studies, printemps 1968, pages 245-247.)
Un bon conseil amis iduméens ! Avant d’attaquer les Tanner ou d’autres personnes, vérifiez au préalable vos sources. Et comme monsieur Kahne l’écrivait il y a 23 ans dans un courrier :
« Avec Piette, il faut toujours être au courant des pourtours et des alentours si on ne veut pas se faire rouler »
C’est un comble, Hugh Nibley et la prestigieuse Université mormone louant et glorifiant Nelson ! N’oubliez pas et j’y tiens , de sortir Nelson de l’ensemble des évangéliques que vous ciblez sur votre site car lui ne l’est pas. Il est le fruit d’une autre institution. Hugh Nibley a rédigé un ouvrage fameux intitulé : The Message of the Joseph Smith Papyri, an Egyptian Endowment, 1975. Un livre de 296 pages dans lequel on ne trouve pas une simple preuve de l’authenticité du livre de Mormon. Voyons ce qu’en dit IDUMEA :
« Hugh Nibley est le pionnier de l’érudition et de l’apologétique
mormones … il a produit ce qui semble être un flot ininterrompu de livres et
d’articles sur tout un éventail de sujets. Qu’il écrive sur la patristique,
les manuscrits de la Mer Morte, les apocryphes, la culture antique ou le mormonisme,
il manifeste une maîtrise impressionnante des langues originelles … il a donné
un exemple pour les universitaires mormons … Hugh Nibley est un prodige, une
énigme et un symbole ».
(page 3)
Quel discours dithyrambique ! S’il se comporte dans ces diverses spécialités scientifiques aussi bien qu’il ne l’a fait avec l’égyptologie, on peut assurer alors que les jeunes universitaires mormons qu’il forme sont des ânes.
Mais qu’en pensent ses propres contemporains, d’autres universitaires mormons ?
« Plusieurs personnes sans aucun contact avec ces activités
institutionnelles ont également empoigné le problème archéologique. Peu de leurs
écrits ont un impact crédible en termes d’archéologie. Plusieurs sont à la limite
du crédible, d’autres possèdent des qualifications. Deux des plus prolifiques
sont le professeur Hugh Nibley et Milton R. Hunter. Cependant, ils ne disposent
pas des qualifications requises pour travailler avec le matériel archéologique
contenu dans leurs travaux … les quelques experts mormons hésitent à être confondus
avec eux »
(John L. Sorenson, professeur d’archéologie à l’Université Brigham
Young, Dialogue : A Journal of Mormon Thought, printemps 1966, pages 145-146.)
« Ces volumes qui ignorent d’une façon flagrante le temps et
l’espace et déforment, interprètent de travers ou ignorent l’évidence archéologique
émanent du populaire Farnsworth. Aussi inadéquats d’un point de vue archéologique
professionnel se présentent les volumes du bien intentionné Milton R. Hunter
ainsi qu’un grand nombre de petits pamphlets et travaux d’auteurs variés. Les
comparaisons ‘Nouveau’ et ‘Ancien’ mondes bien que moins connues sont remplies
de problèmes également. Les exemples les mieux connus sont les deux volumes
de Nibley qui souffrent d’une overdose du vieux monde … il ne connaît pas bien
la culture du nouveau monde et ses écrits ignorent les éléments considérables
en faveur de l’exclusion des modèles du vieux monde »
(Dee Green, éditeur
de l’UAS Newsletter, Dialogue : A Journal of Mormon Thought, été 1969, page
74.)
« Ayant passé une grande partie de ces dernières années comme
scientifique traitant la question de l’archéologie du nouveau monde, je remarque
que rien dans la soi-disant archéologie du livre de Mormon n’affecte mes croyances
religieuses d’une manière ou d’une autre. Je ne crois pas que les mythes archéologiques
tellement fréquents dans notre programme de prosélytisme ne rehaussent le processus
de la vraie conversion. Le premier mythe que nous devons éliminer est qu’il
existe une archéologie du livre de Mormon. Des ouvrages remplis de demi-vérités,
des amateurs à la lisière de l’archéologie américaine, s’appelant eux-mêmes
archéologues du livre de Mormon et bien qu’il existe un département archéologique
à l’Université Brigham Young consacré aux productions de ces archéologues, ne
prouvent pas qu’il existe une archéologie du livre de Mormon. L’archéologie
biblique peut être étudiée car nous savons où se localisent Jérusalem et Jéricho
mais nous ignorons où se trouvent Zarahemla et Bountiful … »
(Dee Green,
Dialogue : A Journal of Mormon Thought, été 1969, pages 74, 76, 77 et 78.)
Ecrivez donc à Washington au National Geographic afin de savoir ce qu’il pense du livre de Mormon? Nous avons déjà la réponse, mais un petit effort de votre part vous éclairera de la meilleure façon ! Résumons ! Du vent, du vent rien que du vent, voilà ce que propose IDUMEA. Quant aux grands spécialistes mormons présents dans le monde et époustouflant celui-ci par leur profonde connaissance. Ce n’est que de l’intox ! Hier, aujourd’hui et demain la grenouille mormone se gonfle et ensuite se dégonfle.
Il existe quantité de revues spécialisées religieuses ou profanes très sérieuses, consultez-les et essayez d’y voir les grands spécialistes mormons à l’œuvre ! En fait, les Témoins de Jéhovah ont dans ce domaine plus de respectabilité que l’Église mormone. Un mormon des Hauts-de-Seine qui s’en prend à C. Piette doute de l’existence de certains documents qui seraient selon lui inexistants.
« Pour contester la valeur de sa traduction vous citez des
notabilités mais curieusement vous ne présentez que deux fac-similés des lettres
de Hugh Nibley à Dee Jay Nelson et de Dee . Nelson à la Première Présidence
de l’Église qui ne vous sont pas personnellement adressées donc difficiles à
se procurer et sans grande valeur pour appuyer vos dires. Par contre vous ne
présentez aucune lettre que vous dites avoir reçues personnellement des grands
musées européens, lettres qui condamnaient les traductions de Joseph Smith.
Devant une telle attitude permettez-moi de douter de leur existence. Vous auriez
en mains un atout majeur et vous ne l’ utiliseriez pas alors que vous vous échinez
par ailleurs à déformer des écrits que chacun peut contrôler et vous présentent
sous un jour particulièrement défavorable de calomniateur. C’est du suicide
»
( lettre de Monsieur Trehin.)
Voici quelques extraits de ces lettres absolument décisives et nous nous engageons à envoyer des photocopies aux personnes qui les désireraient ! (pour rappel : Christian Piette, 90 rue de Nivelles B-7160 Godarville. Tel. et fax : O64-44.56.32, )
« Le document 2 reproduit un hypocéphale de basse époque,
c.à.d un disque cartonné qu’on déposait sous la tête du défunt pour l’aider
à renaître dans l’au-delà. IL VA SANS DIRE QUE, DU POINT DE VUE DE L’EGYPTOLOGIE,
LES EXPLICATIONS DE J. SMITH SONT DES PLUS FANTAISISTES. »
(Professeur
Dr. H. De Meulenaere, Seminarie voor egyptologie, Université Royale de Gand,
23 février 1977.)
« Monsieur, Le directeur du Louvre me transmet votre lettre,
accompagnée des trois fac-similés tirés des ELUCUBRATIONS de M. Joseph Smith.
Vous avez tout-à-fait raison de penser que ces interprétations qu’on a trouvé
le moyen de publier, sont FANTAISISTES, je trouve même que c’est un SCANDALE
de laisser circuler de pareils textes … »
(Mme Christine Desroches Noblecourt,
Conservateur en chef du département des Antiquités Egyptiennes, Palais du Louvre,
14 février 1977.)
« Tous ces textes sont magico-religieux et ont pour intention
d’aider la personne décédée à atteindre l’autre monde en sécurité confrontée
aux divers agents malicieux et de vivre un heureux au-delà éternel dans les
champs élysées égyptiens. Il est superflu de dire que tout cela n’a rien à voir
avec Abraham. Ce fait n’est pas inconnu des mormons eux-mêmes qui n’ont jamais
incorporé le livre d’Abraham dans le corps de leurs écrits sacrés … »
(Carol
Andrews, The British Museum, Department of Egyptian Antiquities, 23 août 1977.)
Madame Andrews est une spécialiste de l’égyptologie, elle l’est beaucoup moins du mormonisme qui a placé, nous le savons tous, le livre d’Abraham dans son corps d’écrits canoniques!
« Apparemment, et sous réserve d’une étude détaillée, le
papyrus n’a rien que de banal, et doit être classé dans la longue série des
livres des morts tardifs. Je vous laisse tirer les conclusions qui s’imposent
quant à son destin américain »
(Pascal Vernus, Sciences historiques et
philologiques, Sorbonne , Paris, sd.)
Que nos amis mormons puissent tirer leurs conclusions !
Christian Piette