Envoyer de la documentation

Pouvez-vous m’envoyer de la documentation pour faire mon exposé / reportage?

 … envoyez-nous d’abord un camion de démanagement pour transporter le tout.

Nous ne pouvons répondre à ce genre de demande trop générale.
Vous pouvez par contre télécharger et imprimer le contenu de ce site, vous aurez alors une base de document non négligeable.
Notre rubrique bibliographie générale vous permettra de mieux cibler votre recherche, en commandant des livres plus spécialisés.

Eric Podico

Les Gédéons

Qu’est-ce que les Gédéons ?

Les « Gédéons » distribuent des bibles ou nouveaux testaments dans mon lycée, est-ce une secte? Non !

l’Association Internationale des Gédéons a comme emblème le flambeau de Gédéon et de ses 300 amis (voir le livre biblique des juges). C’est une organisation formée de chrétiens engagés pour distribuer des Nouveaux Testaments aux lycéens, étudiants, prisonniers, militaires ou les déposer dans les chambres d’hotel et les établissements hospitaliers.
Fondée en 1899 aux Etats-Unis, les Gédéons forment la plus grande association missionnaire avec 220’000 collaborateurs, dans 173 pays. A ce jour 850’000’000 Nouveaux Testaments en 78 langues ont été distribués.
(tiré de « Le 2000 Nouvelle encyclopédie chrétienne » )

Ecole Steiner

Qu’est-ce que les « Ecoles Steiner »?

Les Ecoles Steiner (Waldorf en allemand) sont une émanation de l’Anthroposophie de Rudolf Steiner (qui était l’un des plus grands occultistes du XIXe siècle).
Selon le dernier rapport gouvernemental (Les sectes et l’argent), l’Anthroposophie (et par conséquent, les Ecoles Steiner) est considérée comme une secte.
Ces propos sont confirmés par un livre qui vient de sortir de Paul ARIÈS, Anthroposophie: enquête sur un pouvoir occulte, Editions Golias, Villeurbanne, 2001. C’est un livre à lire! Toute la doctrine (et les  pratiques) sont décortiquées. Un exemple: la pensée de Steiner serait raciste! Etc.
Vous pouvez avoir des renseignements et un fascicule sur le sujet « Anthroposophie de Rudolf Steiner » en vous adressant à « Didier PACHOUD » de l’association GEMPII, voir nos liens.

Paul Ranc

Qu’est-ce que le Reiki ?

Le Reiki, en japonais «Energie Vitale Universelle», est une méthode thérapeutique qui consiste à canaliser les énergies par l’imposition des mains. Non seulement le Reiki prétend guérir le corps, l’âme et l’esprit, mais il permettrait aussi de faire un rééquilibrage spirituel ! La méthode débloquerait les centres spirituels pour permettre à l’individu d’assumer sa spiritualité…

C’est donc une technique du Nouvel Age. La clef du Reiki est l’Energie, prânâ dans l’hindouisme, et qui met en contact l’homme à sa mère la Terre. C’est donc une thérapie panthéiste. Comme toutes les pratiques Nouvel Age, le Reiki comporte plusieurs degrés de connaissance et de pratique.

Les maîtres Reiki reçoive et communique un guide spirituel, censé venir d’en haut.  Un site réikiste explique :

Un guérisseur a toujours des guides pour l’aider dans ses guérisons. Un  esprit guide Reiki est affecté à chaque soigneur dès son premier diplôme. Dès que l’énergie commence à s’ écouler dans une guérison, les guides Reiki apparaissent. S’ils sont nécessaires à la session, ils y prennent part. Au moment où un guérisseur les reçoit, leur présence est difficile à ignorer.

Qui sont ces guides? Peut-on s’en débarrasser facilement? Non.

Conclusion: le Reiki est une technique de type «énergétique» mais surtout spirite qui à la longue produira des effets secondaires. Elle crée dans le meilleur des cas des « dépendances énergétiques » (il faut sans cesse recharger ses accus…) , mais peut aussi créer un dédoublement multiple de la personnalité (par exemple : une personne parlant avec 30 voix différentes) dans le pire des cas.

Vous pouvez avoir des renseignements et un fascicule sur le Reiki en vous adressant à « Didier PACHOUD » de l’association GEMPII, et l’Information du GEMPPI sur le Net.
Les sectes à l’assaut de la santé, Editions Golias, Villeurbanne, contient un chapitre fort intéressant sur le Reiki (pp. 100-109). Sans doute la meilleure étude en français pour le moment. Voir recension dans la section Nouveaux livres.

 

PR+ PO + EP

Qu’est-ce que le Oui-Ja ?

Qu’est-ce que le Oui-Ja ?

Le  Oui-Ja ou « ouija » est une pratique qui consiste à invoquer des esprits et à leur poser des questions. Cela se pratique en groupe autour d’une table, sur laquelle sont disposées des lettres « A » .. »Z », « OUI », « NON ». Chacun met un doigt sur le verre (en le touchant à peine), et après avoir appelé l’esprit (15min), le verre se met à bouger. L’esprit répond à chaque question en déplaçant un verre ou un objet vers les lettres, le « oui » ou le « non ».

Ouija vient de oui et ja (oui en allemand) : oui-ja.   Si cette pratique est une supercherie, alors ces réponses aléatoires n’ont aucun sens. Si vraiment ce sont des esprits (se nommant parfois) qui sont derrière cette pratique, alors mieux vaut s’en éloigner, à moins de vouloir en payer le prix: une dépendance toujours plus complète de ces esprits mauvais, accompagnée d’angoisses, de perte de sommeil, de cauchemars terribles, le tout pouvant amener à la folie et au suicide.

Sur le plan biblique, ce texte qui date de 4500 ans garde son actualité. Il s’agit des commandements de Dieu à son peuple:

…Qu’on ne trouve parmi vous personne qui offre son fils ou sa fille en sacrifice, ni personne qui s’adonne à la magie ou à la divination, qui observe les présages ou se livre à la sorcellerie, qui jette des sorts ou qui interroge d’une manière ou d’une autre les esprits des morts. Le Seigneur votre Dieu a en horreur ceux qui agissent ainsi, et c’est pourquoi il va déposséder les habitants de ce pays lorsque vous arriverez. Pour vous, conduisez-vous de manière irréprochable à l’égard du Seigneur votre Dieu… – Deutéronome chap. 18

Le chrétien, respectueux de la Bible, ne pratique pas le Oui Ja, ni ne consulte de médium.

E.P + P.O

PS: Un témoignage nous est rapporté d’un jeune ayant pratiqué le ouija en internat pour s’amuser, pendant quelques séances. Satan était aussi invoqué. La personne raconte avoir le soir même perdu le contrôle d’elle-même, ricané comme un diable, le visage défait et haineux, et émotionnellement rempli d’une haine féroce, prête a déchirer tout visage humain. Consciente que ce n’était pas un rêve, elle a essayé de se défaire de cette possession, mais son corps a simplement tremblé.

Cabale

Article de l’Encyclopédie des sciences religieuses de 1877–

Encyclopédie des sciences religieuses

 

La théosophie juive appelée la Cabale se donne pour une révélation communiquée par Dieu à Abraham, selon les uns, à Adam, selon d’autres, et transmise ensuite par une chaîne non interrompue d’initiés. C’est de là que vient le nom par lequel on la désigne, le mot hébreu Cabbala signifiant tradition, ou ce qui se conserve par tradition, du verbe cabal qui, au pihel qibbel, a le sens de recevoir par transmission. Cette légende mise de côté, on peut regarder comme certain que les spéculations philosophiques qui composent la Cabale commencèrent à se former pendant le siècle antérieur à l’ère chrétienne, et ne furent enseignées pendant longtemps que de vive voix et sous le sceau du secret, à un petit nombre de disciples.

Il est fait mention en effet dans la Mischna de la Maassé Bereschith, interprétation allégorique du récit de la création dans le premier chapitre de la Genèse, et de la Maassé Mercaba, interprétation également allégorique de la vision du chariot, rapportée au chapitre premier d’Ezéchiel (c’est le thème et la base même de la Cabale), et il y en est parlé comme d’une doctrine secrète, qu’il n’est permis d’expliquer qu’à une ou deux personnes seulement, et encore après s’être assuré de leur caractère et de leur intelligence (Chagiga, 11,2. On sait d’un autre côté que, dans le courant du siècle antérieur à l’avénement du christianisme, il s’éleva dans la Judée des plaintes sur l’abus, qu’on faisait du premier chapitre de la Genèse et du premier d Ezéchiel, et que, pour mettre un terme à des explications qu’on regardait sans doute comme dangereuses pour les opinions reçues, on prit le parti d’interdire la lecture de ces deux passages de la Bible à quiconque n’avait pas atteint 1’âge de raison (trente ans). Ces plaintes se rapportaient évidemment à la Cabale naissante, et la mesure qu’on prit avait pour but d’en arrêter ou du moins d’en rendre plus difficile la propagation.

La plus ancienne exposition par écrit qui soit connue de cette théosophie, se trouve dans un petit ouvrage d’une douzaine de pages à peine, portant le titre de Sepher Jetzira (Livre de la création). La langue en est un hébreu qui est tout à fait analogue à celui de la Mischna. Cette circonstance semble une preuve décisive que cet opuscule fut composé de la fin du second siècle avant Jésus-Christ au commencement du troisième de l’ère chrétienne. On l’attribue d’ordinaire à Akiba (mis à mort en 135); mais il est difficile de croire que ce rigide et fougueux docteur de la Loi ait été d’un caractère à se plaire à la culture d’abstractions spéculatives telles que celles dont le ( Sépher Jetzira ) est rempli.

Cet écrit se compose d’une série d’affirmations, dont le maître donnait sans doute l’explication à ses disciples dans des leçons orales, mais qui ne seraient pour nous que des énigmes indéchiffrables, si nous n’avions pour nous guider d’un côté les commentaires qu’on en a faits et d’autres ouvrages plus développés dans lesquels des cabalistes postérieurs ont exposé la doctrine de leur école, et d’un autre côté les systèmes, fort nombreux d’ailleurs, dans lesquels, en d’autres temps et d’autres lieux, on a présenté avec plus de clarté des conceptions du même genre.

Cette théosophie appartient en effet à la famille des systèmes philosophiques qui, identifiant les lois qui régissent le monde (ordo et connexio rerum) avec les règles logiques d’après lesquelles s’enchaînent les conceptions de l’esprit humain (ordo et connexio idearum), veulent expliquer tout ce qui existe par une évolution de l’Être, et d’après lesquels il n’existe que l’Etre et ses diverses manifestations, Deus et modi essendi Dei, selon l’expression. de Spinosa.

Avec ces secours on peut espérer de saisir, sinon peut-être le sens de tous les détails, du moins la marche générale des doctrines de la Cabale. Le Sépher Jetzira se divise en deux parties. La première porte ce titre spécial :Les trente-deux voies de la sagesse. Elle a pour but de décrire l’évolution de l’Être (de Dieu) en lui-même, c’est-à-dire de montrer comment l’Être, qui n’est pas cependant encore l’Etre, mais qui est ce qui peut le devenir, prend conscience de lui-même, ou, dans un langage plus conforme à ce genre de systèmes, comment l’Etre virtuel passe à l’état d’Être réel, ou bien encore, comment l’indéterminé en hébreu a i n,(nihil) arrive à se déterminer comme principe unique de tout ce qui peut et doit exister (le Zohar fait remarquer que ¨Dieu en soi n’est rien de déterminé et qu’il est même, en dehors de ce que dans le langage humain on appelle quelque chose¨) .

La seconde partie porte plus particulièrement le titre de Sépher Jetzira (Livre de la création), et c’est en effet ici que commence ce que dans le langage vulgaire on appelle la création, c’est-à-dire la série des manifestations de Dieu. Il y est question de l’évolution de l’Être en dehors de lui-même, si on peut ainsi dire, puisque dans le système il n’y a rien en dehors de l’Être ou de Dieu; ou, en d’autres termes, on y décrit comment s’opèrent les manifestations de Dieu, sous les formes diverses des êtres et des choses dont l’ensemble compose l’univers, autant dans le monde intelligible que dans le monde sensible.

L’Être, une fois qu’il a pris possession de lui-même par les trente-deux voies de la sagesse, se manifeste d’abord comme pensée et comme parole. Comme pensée (les dix séphiroth, decem enumerationes, symbole de l’abstrait), il est l’intelligible en général, c’est-à-dire la conception de l’ensemble de tout ce qui peut être; et comme parole (les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu, éléments du langage), il est non plus seulement la conception d’ensemble de toutes les idées générales, mais ces idées générales elles-mêmes, se distinguant les unes des autres par des caractères spéciaux, c’est-à-dire par des noms qui expriment ces caractères divers et qui sont formés de combinaisons diverses des lettres de l’alphabet.

Il y a évidemment ici deux manières d’être, sinon entièrement différentes, du moins distinctes. La Cabale les séparera plus tard l’une de l’autre, et en fera deux phases successives, non quant au temps, mais quant à l’ordre logique, de l’évolution descendante de l’Etre. Mais confondues ou séparées, elles sont en somme l’équivalent de ce qu’on appelle dans le langage platonicien (qui sur ce point est aussi celui de Philon), le monde intelligible ou suprasensible. Puis ces conceptions idéales, représentées dans leur généralité abstraite par les dix séphiroth, et dans leurs déterminations en idées de genre par les vingt-deux lettres de l’alphabet, se reproduisent à leur tour, à un degré inférieur de l’existence, sous la forme de ce que dans la philosophie platonicienne on désigne sous le nom de monde sensible, c’est-à-dire sous les formes infiniment variées des êtres individuels et des choses particulières. L’évolution de l’Être s’arrête ici; au-dessous de cemodus essendi Dei, de cette forme d’existence du principe de vie, il ne peut y en avoir d’autres. On comprend en effet que, dans un système qui considère l’ensemble de tout ce qui existe comme une série descendante de déterminations de plus en plus précises de ce principe, l’évolution de l’Être ait atteint sa dernière limite quand elle est arrivée à ce qu’il y a de plus précis, de plus étroitement déterminé, savoir les êtres individuels et les choses particulières. Telle est cette théosophie dans le Sépher Jetzira.

En un certain sens, ce n’est encore qu’une ébauche. Le principe, la méthode et le cadre en sont déjà clairement indiqués; mais il y manque bien des traits qu’on s’attendrait à y trouver, entre autres l’importante question de la destinée humaine qui n’y est pas même touchée. Ces détails et bien d’autres encore y furent ajoutés plus tard, probablement peu à peu; ils se présentent dans l’exposition bien plus développée qui est faite de ce système dans l’ouvrage connu sous le nom de Zohar (l’éclat, la lumière), titre qui dérive certainement de Daniel XII, 3.

Sous sa forme actuelle, le Zohar est un recueil de dix- neuf ouvrages, désignés chacun par un titre spécial, dus à des auteurs différents et probablement de diverses époques, retouchés peut-être à plusieurs reprises, et n’ayant entre eux d’autre lien que la doctrine qui en fait le fond commun. On l’attribue à Simon ben Jochaï, disciple d’Akiba; mais il est de beaucoup postérieur au Sépher Jetzira; on en a pour preuve la langue dans laquelle il est écrit et qui est celle des rabbins du moyen âge. Dans le Zohar, c’est toujours, comme dans le Sépher Jetzira, l’Etre qui, absolument indéterminé dans le principe, se détermine d’abord lui-même et se manifeste ensuite en des modes d’existence décroissants, semblable (comparaison fréquemment employée par les cabalistes) à une lumière dont l’éclat diminue à mesure qu’elle s’éloigne davantage de son foyer, ou encore (comparaison moins familière toutefois aux adhérents de ce système) à des forces émanant les unes des autres, mais s’affaiblissant graduellement et dans la même proportion qu’elles sont plus loin de leur point de départ. Mais tandis que, dans le Sépher Jetzira, la décroissance dans les modes d’existence ou de manifestation de l’Être s’opère en trois moments, le Zohar, serrant de plus près le principe général de son système, dédouble le second, qui, dans le Sépher Jetzira, se compose de la pensée et de la parole, et nous parle de quatre mondes différents et successifs. C’est d’abord le monde des émanations (`ôla m etsiloth, du verbe ‘atsul, qui au pihel et s’il signifie emanare ex alio et se ab illo separare certo modo), c’est-à-dire le travail intérieur par lequel le possible (ai n, nihil) devient réel (les trente-deux voies de la sagesse du Sépher Jetzira). C’est ensuite le monde de la création (olam beria, du verbe bara, qui au pihel signifie sortir de soi-même, excidit), c’est-à-dire le mouvement par lequel l’Être, sortant de son isolement, se manifeste comme esprit en général, sans qu’il s’y révèle encore la moindre trace d’individualité; le Zohar désigne ce monde comme le « pavillon qui sert de voile au point indivisible et qui, pour être d’une lumière moins pure que le point, était encore trop pur pour être regardé ».

Le troisième monde est celui de la formation (olam jetzira, du verbe jatsar, fingere, façonner, qui au pihel a le sens passif de formari), c’est-à-dire le monde des esprits purs, des êtres intelligibles, ou le mouvement par lequel l’esprit général se manifeste ou se décompose en une foule d’esprits individuels, distincts les uns des autres.

Enfin, le quatrième monde est celui de la production (‘olam assija, du verbe assa, faire, au pihel conficere), c’est-à-dire l’univers ou le monde sensible. Le Sépher Jetzira avait décrit comment se fait l’évolution de l’Etre, « par un mouvement qui descend toujours,» depuis le plus haut degré de l’existence jusqu’au plus bas; il n’avait pas parlé de ce qui arrive ensuite, soit que la Cabale n’eut point encore porté là-dessus ses méditations, soit qu’on n’eut pas jugé convenable d’en faire mention. Le Zohar nous apprend que le mouvement d’expansion de l’Etre est suivi d’un mouvement de concentration en lui-même. Ce mouvement de concentration est même le but définitif de toutes choses.

Les âmes (les esprits purs), tombées du monde de la formation dans celui de la production, rentreront dans leur patrie primitive, quand elles auront développé toutes les perfections dont elles portent en elles-mêmes le germe indestructible. Si elles ne peuvent accomplir cette tâche dans une première existence terrestre, elles en recommenceront une seconde, et après celle-ci, d’autres encore, jusqu’à ce qu’elles aient acquis toutes les vertus qui leur sont nécessaires. C’est ce qui est appelé le monde ou le cercle de la transmigration.

Cette idée n’est pas mentionnée dans le Sépher Jetzira; Philon ne s’en fait qu’une idée vague et incertaine, mais elle occupe une place importante dans la théosophie de Plotin (elle se retrouve dans les Triades bardiques, qui la tenaient, sans le moindre doute, d’Origène).

Ce ne sont pas seulement les âmes humaines qui, après être tombées dans ce bas monde, doivent remonter au point d’où elles sont parties, et de là plus haut encore, dans l’âme universelle, et enfin dans le sein du principe premier; tout est destiné à rentrer dans le nom ineffable. Samaël lui-même (le prince des mauvais esprits) retrouvera son nom et sa nature d’ange. De ce nom mystique, la première moitié disparaîtra (sam, qui signifie poison), et il ne lui restera plus que la seconde partie (el, qui signifie puissant, ange, Dieu). Cette réabsorption de l’Être en lui-même est l’expression de la doctrine du rétablissement final; c’est le couronnement de la théosophie de la Cabale.

Ce développement de la doctrine cabalistique, continué depuis le Sépher Jetzira jusqu’au Zohar, fut bien certainement en grande partie le résultat d’un travail intérieur qui s’accomplit dans le sein de cette école; mais on ne saurait douter qu’il n’ait été produit aussi en partie par quelque influence de la théosophie judéo-alexandrine. Le philonisme, en particulier, semble avoir été largement mis à contribution.

La psychologie du Zohar présente une ressemblance frappante avec celle de Philon. Dans l’une et dans l’autre, l’intelligence de l’homme est faite à l’image de Dieu, et dérive du principe premier, directement, sans l’intervention d’aucun intermédiaire; et dans l’une et dans l’autre, c’est à cette circonstance qu’elle doit de posséder la liberté morale et l’immortalité. La préexistence des âmes, leur chute dans le monde sensible et dans la prison du corps, la nécessité pour elles d’un relèvement sont des doctrines communes à la Cabale du Zohar et à la théosophie judéo-alexandrine tout entière.

Enfin, la légitimité, disons mieux, la nécessité d’une interprétation allégorique des saintes Écritures se fonde pour l’une et pour l’autre sur les mêmes considérations, et ces considérations ne se trouvent alors nulle autre part. « Les récits de la Loi, dit le Zohar, sont le vêtement de la Loi. Malheur à celui qui prend ce vêtement pour la Loi elle-même. Il y a des commandements qu’on pourrait appeler le corps de la Loi; les récits de faits vulgaires qui s’y mêlent sont les vêtements dont le corps est recouvert.

Les simples ne prennent garde qu’aux vêtements ou aux récits de la Loi; ils ne voient pas ce qui est caché sous ces vêtements. Les hommes plus éclairés font attention, non au vêtement, mais au corps qu’il enveloppe. Enfin les sages, les serviteurs du roi suprême, ceux qui habitent les hauteurs du Sinaï, ne sont occupés que de l’âme, qui est la base de tout le reste, qui est la Loi elle-même. » Aristobule (Eusèbe PrӔpar. evang., VIII, 10) et Philon (De opif. mundi, §§ 14 et 56; De Abrah., §§ 1-12; De congressu, §§ 8-31 De prӔmiis et pünis, §11, etc.; de Leipzig, 1828), s’expriment sur ce sujet en des termes presque identiques. Ce n’est pas à dire sans doute que la Cabale ait eu besoin des leçons et de l’exemple de la théosophie judéo alexandrine pour se mettre à interpréter allégoriquement l’Ecriture sainte. Ce serait une erreur profonde.

Cette méthode d’interprétation a été pratiquée à la fois et dès le principe par les deux écoles. Mais il pourrait bien se faire que les cabalistes aient appris des judéo alexandrins à la justifier et à la légitimer aux yeux de la raison. S’il y a eu des emprunts ou, si l’on aime mieux, des imitations, on ne saurait s’en étonner. La Cabale et la théosophie judéo alexandrin sont deux mouvements philosophiques parallèles et correspondants. L’un a été dans la Judée exactement ce que l’autre a été à Alexandrie. Ils vont dans le même sens; ils se sont produits l’un et l’autre sous la pression des mêmes besoins de l’intelligence et du sentiment religieux, et en grande partie par réaction contre la réglementation à outrance qui était l’oeuvre des écoles pharisiennes.

Il convient sans doute de tenir compte de l’action de la philosophie grecque sur la formation de la théosophie judéo alexandrine, quoiqu’il ne soit pas prouvé que cette philosophie ait été entièrement inconnue à l’auteur du Sépher Jetzira (comparez les trois termes pas lesquels se termine le § 1 du chap. I de la seconde partie de ce livre avec Métaph. d’Aristote, liv. XII, ch. 7; M. Franck tient cependant ces trois termes pour une interpolation); mais d’un côté il faut bien reconnaître que, s’il n’y avait pas eu dans la classe éclairée des juifs d’Alexandrie une certaine tendance philosophique, le platonisme n’aurait pas exercé sur elle une bien profonde impression; et d’un autre côté, on ne saurait admettre que la théosophie judéo-alexandrine soit exclusivement le produit de la philosophie grecque.

La théorie des êtres intermédiaires entre Dieu et le monde (la sagesse de la Sapience, les vertus divines d’Aristobule, le Logos de Philon), théorie qui est le point central de cette théosophie, lui vint incontestablement des écoles palestiniennes. Du moment que, pour prévenir les fausses notions qu’auraient pu donner de la nature spirituelle de Dieu, les théophanies, les anthropomorphismes et les anthropopathies qui abondent dans l’Ancien Testament, comme d’ailleurs dans tous les documents religieux des âges primitifs, on eut substitué à l’action immédiate de Dieu celle d’agents divins dérivés et subordonnés, la voie fut ouverte à la doctrine de l’émanation et celle de l’évolution du principe premier qui n’en est qu’une conception à la fois plus simple et plus logique. Il ne fallait, pour y entrer résolument qu’un esprit spéculatif, et les esprits de ce genre ne manquent jamais dans les temps et dans les lieux où le sentiment religieux domine exclusivement. Ces êtres divins subordonnés et agents du principe premier devinrent, dans la Judée, les séphiroths de la Cabale, tandis qu’à Alexandrie ils furent identifiés avec le monde intelligible de Platon (comme aussi avec les dieux fils de Dieu du Timée de ce philosophe).

La Cabale (et en même temps l’essénisme, qui offre des analogies manifestes avec elle) et la théosophie judéo-alexandrine eurent certainement une même origine; elles sortirent, l’une aussi bien que l’autre, du travail religieux et moral qui s’accomplit parmi les juifs dans les deux siècles antérieurs à l’avènement du christianisme, avec cette différence toutefois que la connaissance plus approfondie que les théosophes judéo-alexandrins eurent de la philosophie grecque leur permit de rattacher leurs spéculations à des systèmes bien connus, ce qui nous en rend l’intelligence plus facile, tandis que les cabalistes ne purent exposer leurs doctrines que sous la forme lyrique et métaphorique, propre à leur langue et à leur race et fort éloignée de nos habitudes d’esprit, de sorte que l’étrangeté du fond s’augmente encore de l’étrangeté du langage.

Toutes les théosophies donnent dans la théurgie et la magie. Ce travers est dans la nature même des choses. Quiconque, en effet, se flatte de posséder la connaissance parfaite des secrets de Dieu est invinciblement enclin à s’attribuer une puissance réelle sur ses oeuvres. La Cabale n’a pas fait exception à cette règle générale. Mais il n’y a pas lieu d’insister ici sur ces superstitions. Il suffit de faire remarquer que plusieurs de ses doctrines y conduisaient inévitablement. C’est ainsi que, en considérant l’homme comme un abrégé de l’univers (microcosme), elle admettait qu’il y a des rapports directs entre les différentes parties du corps humain et les différents corps célestes, et que par là se trouvait légitimée la croyance à l’astrologie judiciaire.

Quant aux procédés artificiels, désignés par les noms de thémoura, guématria et notaricon, procédés dont les cabalistes juifs se sont servis parfois, sinon pour chercher dans l’Ecriture sainte des sens cachés différents du sens littéral, du moins pour justifier et faire valoir ceux qu’ils s’imaginaient y avoir découverts, ce n’est qu’un détail sans importance réelle dans le système et l’histoire de la Cabale; l’emploi de ces procédés bizarres n’a pas été exclusivement propre aux adeptes de cette théosophie; on peut d’ailleurs s’en faire une idée exacte par ce qui en est dit dans la Palestine, par Munk, p. 520 et 521, et dans l’Encyclopédie de Herzog, t. VII, p. 204 et 205.

Sur les principaux adhérents de cette théosophie parmi les juifs, on peut consulter l’Encyclopédie de Herzog, t. VII, p. 203, et parmi les chrétiens, ibid., t. VII p. 205 et 206. La Bibliotheca judaica de J. Fürst, t. I, p. 16, 27- 29 et 93, et t. III, p.160 et 329-335, donne une liste complète des diverses éditions du Sépher Jetzira et du Zohar, et l’indication d’un grand nombre d’ouvrages sur la Cabale.

M. NICOLAS.

Qu’est-ce que l’Église de Dieu et de la mission mondiale

Question: J’ai été contacté par une association nommée l’Église de Dieu et de la mission Mondiale. Mon interlocutrice membre de l’association souhaite … promouvoir son association et également inciter des passants à aller donner leur sang.  Cette personne a déjà fait de la sensibilisation … Banderole, documentations, incitation au don, et sensibilisation des personnes à la Bible, et ce depuis 2012.
Mon interlocutrice m’a donné comme référence pour son association ce site internet : http://english.watv.org/
Réponse:
Le mouvement Église de Dieu et de la mission mondiale (« World Mission Society Church of God ») est un paravent de la secte « Witnesses of Ahn Sahng-hong Church of God ». Celle-ci est issue d’une des scissions du mouvement « Witnesses of Jesus Church »  (Église des Témoins de Jésus), dont le fondateur fut Ahn Sahng-hong.
Il était au début adventiste, sabatiste (avec une forte ressemblance avec l’Amstrongisme), légaliste et a fait de fausses prophéties (ressemblance avec les témoins de Jéhovah ), mais ses successeurs ont rajouté d’autres hérésies – à mon humble avis – plus dangereuses.
Ce mouvement a déifié une femme, Um Sooin (la Jérusalem céleste), qui enseigne que leur défunt fondateur, Ahn Sahng-hong était le messie (un de plus!). Ils prient au nom de Christ Ahn Sahng-hong.., et ont annoncé la fin du monde en 1988. Maintenant, une nouvelle fausse prophétesse a repris les rennes, Zahng-Gil-Jah : la mère dieu… (rien de plus).
Pour être bref, ils sont plus sectaires <…> que les témoins de Jéhovah, … mais avec leur acceptation facile de nouveaux / nouvelles prophètes(ses) et leur tendance au spiritisme, on ne sait que sera la prochaine hérésie (toujours potentiellement dangereuse)  .
En Corée: La déification de Sahng-hong et a été «sévèrement critiqué, » en 2005 et cette « Église » est officiellement condamnée par le Conseil national des Églises de Corée comme un mouvement combattu de manière interconfessionnelle, car blasphématoire, hérétique et sectaire (2012)…
voir l’article wikipédia en anglais sur Ahn Sahng-hong,
ainsi que différent sites apologétiques. http://peoplegetready.org/, etc.
Notre correspondant au Japon, nous a aussi signalé une multitude de sectes de ce type, agressives et infiltrantes venant de Corée, qui donnent beaucoup de fil à retordre aux églises de bonne réputation en Asie.
E.P.

Tel institut « xyz » de médecines alternatives est-il sectaire?

Nous sommes submergés de questions de ce type, provenant généralement d’un membre de famille inquiet pour un de ses proches, dont le comportement change.

En attendant d’approfondir chaque type de médecine et institut, nous conseillons le téléchargement et la lecture d’un magazine de Campus pour Christ « l’ésotérisme en voguecomposé de quatre parties principales: la santé, le bien-être et le développement personnel, les religions et mouvements spirituels, les phénomènes paranormaux. Il a été conçu de manière à pouvoir être lu en fonction des thèmes qui intéressent le lecteur,… »

« Les médecines parallèles, thérapies naturelles (pour ne pas dire surnaturelles) et autres phénomènes paranormaux rencontrent un succès croissant dans notre société » … et beaucoup s’y engouffrent jusqu’à perdre leur rationalisme.

Voici un extrait de la table des matières de ce magazine:

  • J’ai sombré dans l’occultisme
  • Dialogue avec Klaus Kenneth et Maurice Ray
  • Le Nouvel Age, un fleuve aux nombreux affluents
  • L’astrologie est-elle une innocente marotte, une science ou une pratique divinatoire?
  • La franc-maçonnerie: un humanisme mystique
  • Halloween et Carnaval: le retour des fêtes païennes
  • L’attraction de l’invisible
  • Reiki – une méthode de guérison à la portée de tous
  • Thérapies alternatives, ce qu’il faut savoir
  • La kinésiologie et ses dérivés
  • L’homéopathie et son arrière-plan spirituel
  • Acupuncture: des aiguilles pour un équilibre intérieur?
  • A propos de l’anthroposophie
  • Les fleurs de Bach ne sont pas de simples plantes médicinales
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    L’histoire de Rabi Maharaj, descendant d’une longue lignée de prêtres brahmanes
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  • Méditation chrétienne ou méditation orientale?
  • Saint-Esprit, esprit cosmique, esprit occulte
  • L’ésotérisme comparé à la foi chrétienne
  • Le bouddhisme: une approche athée de l’hindouisme

 

Aide après accouchement: l’association « la tente rouge » est-elle sectaire?

Le Rebozo est un vêtement de sage femme Mexicaine.
Cette association « la tente rouge » comme tant d’autres, se crée une couverture avec en arrière plan « les méthodes du Rebozo »
Dès lors, ou ces pratiques sont mise en avant, il n’est plus question d’un vêtement mais d’une technique, d’une philosophie.

C’est en regardant de plus prêt leur site que j’ai remarqué cette technique dans l’encart droit du site suivant :
Ensuite, j’ai été m’informer sur l’école française de formation au rebozo.
Et j’ai été voir « soins rebozo » au Mexique.
j’ai ici copié une partie de leurs déclarations :

Quand faire appel au soin rebozo?
Après un accouchement, la femme qui a “ouvert” son corps pour donner naissance à l’enfant, peut ressentir le besoin de se recentrer, et éprouver des difficultés à reconquérir son espace personnel et à le refermer. Elle sent son énergie dispersée, et peut sentir une fatigue intense, et une sensation de perte de contrôle. Le soin rebozo va favoriser un moment de recentrage, et de reprise de possession de son corps. Il pourra aussi opérer la transition entre la mère et la femme, renouant avec sa vie personnelle et sa vie sexuelle.
Au moment de la ménopause, le soin rebozo pourra permettre à la femme, perturbée par cette étape souvent perçue comme la fin de sa féminité et l’adieu à la fertilité, de se réconcilier avec son corps, de se recentrer sur la vie en mouvement en elle, d’accepter cette nouvelle peau, de mieux ressentir et vivre ce passage, et de l’assimiler comme une nouvelle étape dans sa vie de femme.
En cas de divorce, de perte d’emploi, ou tout autre changement important, la femme peut se sentir sans ressource, éparpillée. Le soin rebozo va lui permettre de prendre du temps pour elle, de prendre soin d’elle, de se retrouver, de se recentrer, de rassembler son énergie, de mieux faire face à la situation.
… Mais aussi à tous moment de célébration! Une bonne idée cadeau pour un enterrement de vie de jeune fille par exemple, à retenir!
Moment “à soi”, donc, et d’accès privilégié à son corps et à son être intérieur, le soin rebozo est préconisé à tout moment, que cela soit à une étape-clé de sa vie, ou tout simplement pour privilégier un rendez-vous… avec soi!

Dans les propositions en rouge, nous remarquons qu’il dépasse le fait d’une simple aide aux femmes étant perturbée par une modification physique ou génitale.

Il semble que nous sommes face à une pratique occulte ou a des techniques de médecines parallèles qui prétendent posséder des forces pouvant influencer le spirituel.
Par la présente, je vous donne une adresse web qui vous prévient concernant ces techniques et le danger que cela peut engendrer.
J’ai poussé plus loin dans ma recherche.
Dans les témoignages donnés pour influencer le public a pratiquer « le rebozo », j’ai vu apparaître le nom du docteur, Michel Odent.

Hors celui-ci est en étroite relation avec une autre mouvance, qui n’est pas neutre et peu comporter certains dangers.
La sophrologie entre ici en ligne directe.
En consultant le site suivant, vous allez vite vous rendre compte que nous sommes en pleine dérive sectaire au travers d’un association paravent du nom de « association la tente rouge » qui entre par les portes du « médico–paramédical »
Sur le site suivant nous rentrons directement dans le chamanisme.

En complément d’information vous pouvez aussi lire sur ce portail:

FVM

Pourquoi les branhamistes baptisent uniquement au nom de Jésus et non par la trinité.

La question de la forme du baptême a été sujette à bien des interprétations, comme vous le savez sans doute. Certaines dénominations chrétiennes baptisent par immersion et d’autres par aspertion; en ce qui concerne la formule, certains baptisent au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (trinitaire) tandis que d’autres baptisent au nom du Seigneur Jésus-Christ.

La raison de ce dernier choix réside dans une interprétation que je développe ici courtement :

1) la justification du baptême trinitaire (au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit) vient de l’ordre de Jésus, donné à ses disciples juste avant son ascension :

«Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit» (Matthieu 28:19).

Cette formule biblique, dans tous les sens du terme est celle qui a été retenue par la majorité.

2) la justification du baptême au nom du Seigneur Jésus-Christ est tout aussi biblique, puisqu’il s’agit de la plupart des cas qui nous sont rapportés par lesActes et les épîtres. Mais à cause du fait qu’elle s’inscrit en contradiction avec la première, elle est considérée comme hérétique par certains, sans doute par ignorance. Car si on examine la question avec soin, on se rend compte que parmi le nombre de cas de baptêmes rapportés par la Bible, aucun n’emploie la formule trinitaire :

Actes 8:16 : «car l’Esprit Saint n’était encore tombé sur aucun d’eux, mais seulement ils avaient été baptisés pour le nom du Seigneur Jésus»; 

Actes 10:48 : «Alors Pierre dit : Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? Et il ordonna qu’ils soient baptisés au nom du Seigneur» ;

Actes 19:4 : «Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus».

(Le baptême de Corneille et de ses amis (Actes 10:48) n’est pas explicitement exécuté au nom du Seigneur Jésus-Christ, mais : «au nom du Seigneur», et nous pouvons penser, à la lecture du chapitre 10, et notamment des v. 37, 42 et 43, qu’il sagit bien du Seigneur Jésus-Christ).

Nous ne savons pas pourquoi les disciples n’ont pas suivi la recommandation de Jésus de Matthieu 28:19. La question est pour le moins troublante, et toujours évacuée, ce qui est un tort, car cela pousse des mouvements marginaux à la récupérer, et à en faire un usage pas toujours honnête.

Pourquoi en effet l’apôtre Pierre, moins de deux mois après avoir entendu Jésus donner son ordre (Matthieu 28:19), prend-il une telle liberté (le jour de la Pentecôte) :

«Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit» (Actes 2:38).

Sans apporter de réponse définitive à cette intéressante question (mais une contribution à la réflexion), nous remarquons cependant que le branhamisme pousse les gens qui avaient été baptisés selon la formule trinitaire à se faire rebaptiser, ce qui est le signe d’une dérive sectaire et d’un abus spirituel. Car en matière de baptême, ce qui compte avant toute chose n’est pas la formule, mais le cœur et l’obéissance à la Parole de Dieu.

 JP

Un prophète confirmé, William Branham? Repens-toi sinon tu mourras

Voici un message reçu, représentatif de nombreux messages concernant W. M. Brahnam :

Je suis heureux de t’écrire, et ma prière est que Dieu t’ouvre les yeux, afin que tu comprenne qu’on ne joue pas avec Ses prophètes. Souviens-toi de Myriam qui essayant de jouer avec le prophète de Dieu qui était Moise à propos de Sephora.
Monsieur, je crois que ce n’est pas par un hasard que je t’écris, mais Dieu savait. Dieu nous a envoyé un prophète confirmé, et Son nom c’est William Branham. Alors, je te demanderai une chose, que tu dois faire, après la lecture de ce message, repens-toi sinon, tu mourra. La mort est devant toi. Décide-toi maintenant, sinon, tu mourra.
Matthieu 10. Apoc 3.

Notre réponse:

Merci pour votre intervention.

Nous vous rappelons que Dieu ne reproche à personne de sonder les prophètes et leurs prophéties afin de déterminer ce qui est vrai. Il ordonne même clairement de le faire :
«Éprouvez toutes choses. Retenez ce qui est bon» (1 Thessaloniciens 5:20).
«Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent» (1 Corinthiens 14:29)
«Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» (1 Jean 4:1).
Cet exercice salutaire n’est pas une option de la vie spirituelle, mais c’est malheureusement une obligation, et cela implique de remettre en question certaines choses, voire certaines personnes, surtout lorsqu’on peut trouver, dans leur histoire et dans leur ministère, un certain nombre d’incohérences.
Voyez-vous, ce que Dieu désapprouve, c’est que nous ne cherchions plus la vérité. Ce que Dieu désapprouve, c’est que nous décidions de croire que puisqu’un homme a donné une bonne prophétie (ou accompli des miracles), alors toutes les autres prophéties et tous ses enseignements sont bons, par voie de conséquence.
Sachez que c’est de cette manière que nous devenons idolâtres : en sacralisant un homme, nous préparons le chemin pour la séduction de notre âme. En sanctuarisant un ministère, nous nous constituons nous-même comme des adeptes du message, plutôt que de Dieu qui a donné le message. Et on nous reconnaît alors par une ferveur aveugle.
J’illustre ma pensée par une analogie biblique :

le serpent d’airain a été donné par Dieu au moyen d’une inspiration (à Moïse). Il a été un instrument de guérison et de salut, pour un temps (Nombres 21). Et puis ce temps a passé. Mais les hommes ont continué à le vénérer alors que l’onction l’avait quitté. Ils lui offraient cependant de l’encens comme à une idole (2 Rois 18). Parce que les hommes sont ainsi : idolâtres dans leurs âmes religieuses.

Puis est arrivé Ezéchias, roi de Juda, qui a renversé et détruit le serpent d’airain, en l’appelant comme il fallait l’appeler : non pas « instrument de Dieu vénérable et intouchable », mais « Nehushtan, morceau d’airain, bout de ferraille ».
Bien sûr, les religieux idolâtres ont crié au scandale et lui ont sans doute dit : «repens-toi sinon, tu mourras. La mort est devant toi. Décide-toi maintenant, sinon, tu mourras».

Mais lui, poussé par l’Esprit pour renverser cette idole qui avait fait son temps, faisait la volonté de Dieu. Et il lui fallut du courage pour obéir à la direction divine.

 

JP